Reconnaître les symptômes de la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson peut se manifester de façon discrète au début. Un tremblement léger, une lenteur inhabituelle, une raideur persistante ou un sommeil plus agité peuvent interroger un proche, sans permettre à eux seuls de conclure.
Reconnaître les symptômes de la maladie de Parkinson ne signifie pas poser un diagnostic. Cela permet surtout d’identifier des signes qui méritent d’être observés, notés, puis discutés avec un médecin. Chez une personne âgée, certains troubles peuvent être attribués trop vite au vieillissement, à la fatigue ou à une baisse de moral. Pourtant, leur association, leur répétition et leur évolution dans le temps peuvent donner des repères utiles.
Les symptômes de la maladie de Parkinson ne concernent pas seulement les mouvements. Ils peuvent aussi toucher le sommeil, la digestion, l’humeur, l’énergie, l’odorat ou certaines fonctions cognitives. Cette diversité explique pourquoi la maladie peut être difficile à repérer au quotidien, surtout lorsque les premiers signes restent modérés.
Ce contenu a été rédigé en collaboration avec le Dr. Luc Garnier, gériatre et médecin coordonnateur régional emeis
Comprendre la diversité des symptômes de Parkinson
La maladie de Parkinson ne s’exprime pas de la même manière chez tous les patients. Certains signes sont visibles, comme un tremblement ou une difficulté à marcher. D’autres sont plus discrets, comme une constipation persistante, des douleurs diffuses ou des troubles du sommeil.
Cette diversité doit inviter à la prudence. Un symptôme isolé ne suffit évidemment pas à évoquer la maladie. En revanche, plusieurs signes associés, installés progressivement et qui perdurent dans le temps, peuvent justifier un avis médical.
Des symptômes très variables d’une personne à l’autre
Deux personnes atteintes de Parkinson peuvent présenter des symptômes très différents. Chez l’une, les tremblements seront au premier plan. Chez l’autre, la lenteur des mouvements, la fatigue ou la raideur seront plus marquées.
L’intensité des troubles varie aussi selon plusieurs facteurs : les moments de la journée, le niveau de fatigue, le stress, l’environnement ou l’état général du patient. Un proche peut ainsi remarquer une gêne certains jours, puis avoir l’impression que tout va mieux le lendemain.
Cette variabilité peut rendre les symptômes difficiles à interpréter. Elle ne doit pas conduire à minimiser les signes observés, mais plutôt à les suivre dans le temps. Ce qui compte, c’est leur fréquence, leur retentissement sur la vie quotidienne et leur évolution.
Symptômes moteurs et non moteurs : une double dimension
Les symptômes moteurs sont les plus connus. Ils concernent le mouvement, le tonus musculaire, la posture, la marche ou l’écriture. Ils peuvent gêner les gestes simples : boutonner une chemise, se lever d’un fauteuil, couper ses aliments, marcher dans un couloir étroit ou écrire une liste de courses.
Les symptômes non moteurs sont moins visibles, mais parfois très présents dans le quotidien. Ils peuvent concerner le sommeil, la fatigue, les douleurs, la digestion, l’humeur, la mémoire, l’odorat ou la déglutition.
Cette double dimension est importante pour les aidants. Une personne atteinte de la maladie de Parkinson ne souffre pas uniquement d’un trouble du mouvement. Elle peut aussi ressentir une fatigue profonde, une anxiété, des douleurs ou des difficultés de sommeil qui altèrent sa qualité de vie.
L’asymétrie : une caractéristique distinctive
Dans la maladie de Parkinson, les symptômes commencent souvent d’un seul côté du corps ou restent plus marqués d’un côté. Cette asymétrie peut concerner une main, un bras, une jambe ou un côté du visage.
Un proche peut remarquer qu’une personne utilise moins une main, balance moins un bras en marchant, traîne davantage un pied ou présente une raideur plus nette d’un côté. L’écriture peut aussi devenir plus petite ou plus difficile, surtout lorsque la main dominante est atteinte.
Cette asymétrie ne permet pas de poser un diagnostic. Elle constitue toutefois un repère utile à signaler au médecin, surtout lorsqu’elle s’accompagne d’autres signes moteurs ou non moteurs.
Les symptômes moteurs : la triade caractéristique et au-delà
Les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson regroupent trois signes souvent décrits ensemble : le tremblement de repos, la rigidité musculaire et la lenteur des mouvements. D’autres troubles peuvent s’y associer, notamment au niveau de la marche, de l’équilibre, de la posture ou de l’écriture.
Ces manifestations ne surviennent pas toujours en même temps. Certaines restent longtemps discrètes. D’autres deviennent plus visibles lorsque la personne est fatiguée, stressée ou confrontée à une situation demandant plus de coordination.
Dr. Luc Garnier, gériatre et médecin coordonnateur régional emeis
« Les symptômes moteurs sont indissociables de la maladie de Parkinson. Il n’est pas possible d’être atteint de la maladie sans manifester de troubles moteurs. »
Les tremblements de repos
Le tremblement de repos est l’un des signes les plus connus de la maladie de Parkinson. Il apparaît lorsque le membre est relâché, par exemple quand la main repose sur l’accoudoir d’un fauteuil ou sur les genoux. Il tend souvent à diminuer pendant un mouvement volontaire.
Il concerne fréquemment une main ou un bras au début. Le tremblement peut être fin, régulier, intermittent. Il peut inquiéter les proches parce qu’il est visible, mais il n’est pas présent chez tous les patients. Certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson tremblent peu, voire pas du tout.
À l’inverse, tous les tremblements ne sont pas liés à la maladie de Parkinson. Le stress, certains médicaments, d’autres maladies neurologiques ou des troubles métaboliques peuvent aussi provoquer des tremblements. C’est pourquoi l’observation doit rester prudente.
La rigidité musculaire (hypertonie)
La rigidité correspond à une raideur anormaledes muscles. Elle peut toucher le bras, la jambe, la nuque, le dos ou le visage. La personne peut se sentir « bloquée », moins souple, gênée dans certains gestes.
Au quotidien, cette rigidité peut rendre les mouvements plus coûteux. Se lever, s’habiller, tourner dans son lit ou marcher peut demander plus d’effort. Elle peut aussi provoquer des douleurs ou une sensation de tension musculaire persistante.
Chez certains patients, la rigidité est confondue avec de l’arthrose, une douleur liée à l’âge ou une raideur banale. Ce qui doit attirer l’attention, c’est son installation progressive, son caractère répété et son association à d’autres signes comme la lenteur ou la diminution du balancement d’un bras.
La lenteur des mouvements (bradykinésie et akinésie)
La lenteur des mouvements, appelée bradykinésie, est un symptôme central de la maladie de Parkinson. Elle ne correspond pas seulement au fait d’aller moins vite. Elle traduit une difficulté à initier, organiser ou enchaîner les gestes.
La personne peut mettre plus de temps à se lever, à commencer à marcher, à se laver, à préparer un repas ou à écrire. Les gestes automatiques deviennent moins fluides. Les proches peuvent avoir l’impression que la personne « ralentit », hésite ou perd en spontanéité.
L’akinésie désigne une difficulté plus marquée à déclencher le mouvement. Elle peut donner l’impression que le corps ne répond pas immédiatement. Ce symptôme peut être mal compris par l’entourage, qui peut y voir un manque de volonté. En réalité, il s’agit d’un trouble moteur.
Les troubles de la marche et de l’équilibre
Les troubles de la marche peuvent apparaître sous plusieurs formes. La personne peut faire de plus petits pas, marcher plus lentement, traîner un pied ou avoir du mal à changer de direction. Le balancement naturel des bras peut diminuer, parfois d’un seul côté.
L’équilibre peut aussi devenir plus fragile. Certaines personnes se sentent moins sûres dans les escaliers, dans les passages étroits ou lorsqu’elles doivent opérer un demi-tour. Ces difficultés peuvent limiter les sorties, réduire l’activité physique et augmenter la peur de tomber.
Certains symptômes touchant plus spécifiquement les jambes, comme les tremblements, les impatiences ou les blocages à la marche, nécessitent une attention particulière.
Les troubles de la posture et de l’écriture
La posture peut se modifier progressivement. La personne peut se tenir plus penchée vers l’avant, avec les épaules enroulées ou le regard plus souvent dirigé vers le sol. Ces changements peuvent sembler discrets au départ, mais ils influencent la marche, l’équilibre et la fatigue.
L’écriture peut également changer. Elle devient parfois plus petite, plus serrée, moins régulière. Ce phénomène, appelé micrographie, peut être remarqué dans les courriers, les signatures, les chèques ou les listes manuscrites.
Le visage peut aussi paraître moins expressif. Les proches décrivent parfois une personne « plus figée » ou moins réactive dans ses mimiques. Là encore, il ne s’agit pas d’un désintérêt, mais d’une conséquence possible des troubles moteurs.
Les symptômes non moteurs : souvent méconnus, parfois invalidants
Les symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson sont parfois moins connus que les tremblements ou la lenteur. Pourtant, ils peuvent peser fortement sur la qualité de vie du patient et de son entourage.
Ils ne sont pas toujours spontanément associés à la maladie. Certains apparaissent tôt, parfois avant les signes moteurs. D’autres se développent au cours de l’évolution de la maladie. Leur présence doit être décrite avec précision lors d’un échange médical.
Les troubles du sommeil
Les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Ils peuvent prendre différentes formes :
- difficultés d’endormissement ;
- réveils nocturnes ;
- sommeil agité ;
- rêves très intenses ;
- mouvements pendant la nuit ;
- somnolence en journée.
Un proche peut remarquer que la personne parle, bouge beaucoup ou semble « vivre » ses rêves. Ces troubles peuvent entraîner une fatigue importante, une irritabilité ou une baisse de vigilance dans la journée. Le sommeil est un bon indicateur à observer. Une modification durable du repos nocturne, surtout si elle s’associe à d’autres signes moteurs ou non moteurs, mérite d’être signalée.
La fatigue chronique et les douleurs diffuses
La fatigue chronique liée à la maladie de Parkinson peut être profonde. Elle ne correspond pas toujours à un effort particulier et ne disparaît pas forcément après une nuit de sommeil. Elle peut limiter les activités, réduire les sorties et modifier le rythme de vie.
Les douleurs sont également possibles. Elles peuvent être musculaires, articulaires ou diffuses. Elles sont parfois liées à la rigidité, à la posture ou à la diminution des mouvements. Elles peuvent aussi être difficiles à localiser.
Pour l’aidant, il est important de ne pas interpréter trop vite cette fatigue comme un simple vieillissement ou un manque d’envie. Si elle se répète, s’intensifie ou modifie nettement les habitudes, elle doit être prise en compte.
Les troubles digestifs et urinaires
La constipation fait partie des symptômes non moteurs souvent rapportés dans la maladie de Parkinson. Elle peut apparaître tôt et s’installer progressivement. Elle est parfois banalisée, surtout chez les personnes âgées, alors qu’elle peut contribuer à l’inconfort quotidien.
Des troubles urinaires peuvent également survenir, comme des envies pressantes, des levers nocturnes répétés ou une difficulté à contrôler certaines envies. Ces troubles peuvent gêner les déplacements, perturber le sommeil et renforcer l’appréhension de sortir. Ces symptômes ne sont pas spécifiques de la maladie de Parkinson. Ils peuvent avoir de nombreuses causes. Il est important de surveiller leur association avec d’autres signes et leur évolution.
Les troubles cognitifs et émotionnels
La maladie de Parkinson peut s’accompagner de troubles de l’humeur ou de difficultés émotionnelles. Une anxiété, une tristesse, une perte d’élan ou une irritabilité peuvent apparaître. Ces manifestations sont parfois mal interprétées par l’entourage.
Certains patients peuvent aussi présenter une baisse de l’attention, une lenteur dans le raisonnement ou des difficultés à organiser plusieurs tâches. Ces troubles cognitifs ne sont pas systématiques et leur intensité varie selon les personnes.
Le point essentiel est de ne pas réduire ces signes à une simple « baisse de moral ». Lorsqu’ils s’installent, se répètent ou perturbent les activités habituelles, ils doivent être abordés avec un professionnel de santé.
Les troubles sensoriels : perte d’odorat, troubles de la déglutition
La perte d’odorat peut faire partie des symptômes précoces de Parkinson. Elle passe souvent inaperçue, car la personne ne s’en plaint pas toujours. Elle peut être repérée lorsqu’un proche remarque une moindre perception des odeurs alimentaires, domestiques ou corporelles.
Les troubles de la déglutition peuvent aussi apparaître. Ils se manifestent par une gêne pour avaler, des fausses routes, une toux pendant les repas ou une impression que les aliments passent moins bien. Ces signes doivent être pris au sérieux, car ils peuvent entraîner des conséquences sur l’alimentation, l’hydratation et la sécurité des repas.
Une salivation excessive ou une voix plus faible peuvent également être observées. Ces manifestations ne sont pas toujours présentes, mais elles donnent des repères utiles sur l’évolution de la maladie.
Les signes précurseurs : ce qui peut alerter avant le diagnostic
Les signes précurseurs de la maladie de Parkinson sont souvent discrets. Ils peuvent précéder le diagnostic de plusieurs années ou apparaître progressivement, sans rupture nette.
L’enjeu n’est pas d’inquiéter inutilement mais de savoir quand certains changements méritent d’être observés avec plus d’attention. Un symptôme isolé n’a pas la même signification qu’un ensemble de signes qui s’installent et modifient la vie quotidienne.
Pourquoi les premiers signes sont-ils souvent banalisés ?
Chez une personne âgée, la fatigue, la lenteur ou les troubles du sommeil sont souvent attribués à l’âge. Une écriture plus petite peut sembler anodine. Une raideur peut être mise sur le compte d’une douleur articulaire.
Cette banalisation est compréhensible, car les symptômes précoces ne sont pas toujours spécifiques. Ils peuvent correspondre à de nombreuses situations. Toutefois, leur répétition et leur association doivent conduire à une observation plus structurée.
Dr. Luc Garnier, gériatre et médecin coordonnateur régional emeis
« En moyenne, la maladie de Parkinson se déclare entre 60 et 75 ans, mais il existe des formes plus précoces. La personne atteinte peut donc encore être actif et en poste. Les premiers symptômes sont si subtils que, souvent, ce n’est pas l’entourage proche qui les identifie, mais les collègues de travail, qui ne voient pas la personne au quotidien et pour qui les changements semblent plus radicaux. Après un retour de vacances, par exemple, un collègue peut remarquer une certaine lenteur. »
Pour un proche, le bon réflexe consiste à décrire les faits : depuis quand le changement est présent, dans quelles situations il apparaît, s’il progresse, s’il concerne un seul côté du corps, s’il modifie les activités ou les relations…
Les signes non moteurs précoces à surveiller
Certains symptômes non moteurs peuvent apparaître tôt. C’est le cas de la perte d’odorat, de la constipation persistante, des troubles du sommeil, de la fatigue inhabituelle, de certaines douleurs ou de modifications de l’humeur.
Ces signes ne suffisent pas à évoquer la maladie de Parkinson à eux seuls. Ils doivent être replacés dans un contexte global. Par exemple, une constipation isolée n’a pas la même signification qu’une constipation associée à une lenteur nouvelle, une raideur d’un bras et une diminution de l’expression du visage.
L’aidant peut aider en notant les changements concrets ou en incitant le proche à les déclarer : sommeil plus agité, fatigue en journée, repli progressif, difficultés nouvelles dans les gestes fins, baisse d’initiative ou inconfort digestif persistant.
Les premiers signes moteurs discrets
Dr. Luc Garnier, gériatre et médecin coordonnateur régional emeis
« Le plus souvent, les symptômes physiques sont les premiers à apparaître. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas ceux que l’on perçoit en premier. Ils peuvent être à peine perceptibles et, au début, ne pas entraver le quotidien. »
La lenteur est souvent l’un des signes les plus difficiles à nommer. Elle se voit dans les gestes du quotidien : préparer le petit-déjeuner, se lever, entrer dans une voiture, tourner une clé, se raser, se coiffer ou opérer un demi-tour dans une pièce étroite.
L’asymétrie est un repère important. Un trouble qui touche surtout un côté du corps, puis s’associe à d’autres symptômes, doit être mentionné lors de la consultation médicale.
Comment réagir face à ces symptômes ?
La bonne démarche consiste à observer, documenter et consulter. Le médecin pourra évaluer la situation, tenir compte de l’âge, des antécédents, des traitements en cours et des autres causes possibles.
Quand consulter un médecin ?
Une consultation est recommandée lorsque les symptômes persistent, s’aggravent ou modifient la vie quotidienne.
Dr. Luc Garnier, gériatre et médecin coordonnateur régional emeis
« Dès lors que l’on observe un tremblement régulier ou une lenteur à exécuter des mouvements, il faut consulter. Maladie de Parkinson ou non, ce ne sont pas des comportements normaux et il est important d’en identifier la cause. Plus tôt on détecte la maladie, plus tôt on la traite, et plus les futurs déficits seront retardés. »
Il est aussi utile de consulter si les proches observent un changement net : gestes moins précis, posture modifiée, écriture plus petite, visage moins expressif, sommeil très agité ou difficultés répétées à avaler.
Le diagnostic de la maladie de Parkinson relève d’une évaluation médicale.
L’importance d’observer et de noter les symptômes
Avant la consultation, il peut être utile de préparer quelques informations simples. Le proche peut noter la date d’apparition des symptômes, leur fréquence, les situations dans lesquelles ils se manifestent et leur impactsur les activités.
Il est aussi utile d’indiquer si les signes touchent plutôt un côté du corps, s’ils apparaissent au repos ou pendant le mouvement, s’ils varient selon la fatigue ou le stress, et s’ils s’accompagnent de troubles du sommeil, de douleurs ou de difficultés digestives.
Cette observation ne remplace pas l’avis médical. Elle aide simplement à donner une vision plus précise de ce qui se passe au quotidien, surtout lorsque la personne concernée a du mal à décrire ses symptômes.
Accompagner un proche qui présente des symptômes
Accompagner un proche qui présente des symptômes possibles de la maladie de Parkinson demande de la patience et de la mesure. Il est préférable d’éviter les remarques culpabilisantes, comme « tu ne fais pas d’effort » ou « tu te laisses aller ». La lenteur, la fatigue ou les hésitations peuvent être liées à des troubles réels.
L’aidant peut soutenir la personne en l’aidant à préparer la consultation, en respectant son rythme et en sécurisant certaines situations du quotidien si nécessaire. Il peut aussi encourager le maintien d’activités adaptées, sans forcer ni infantiliser.
Dr. Luc Garnier, gériatre et médecin coordonnateur régional emeis
« Il est essentiel pour les aidants de ne pas rester seuls. Une équipe pluridisciplinaire doit accompagner la personne malade et ses proches. L’acteur majeur du parcours de soins, dans la maladie de Parkinson, est le neurologue. Les recherches et les avancées évoluent vite : il est important d’être accompagné par un spécialiste à l’écoute des nouvelles techniques. »
Au sein des établissements d’accueil emeis, des équipes formées à l’accompagnement de la maladie de Parkinson aident les résidents à composer avec leurs symptômes au quotidien, dans le cadre d’un projet de vie et de soin personnalisé et adapté.
Vous souhaitez en savoir plus sur l’accompagnement dans les EHPAD du groupe emeis ? Contactez nos équipes via notre formulaire de contact ou par téléphone au 01 49 00 00 50.
FAQ : Reconnaître les symptômes de la maladie de Parkinson
Tous les malades de Parkinson tremblent-ils ?
Non. Le tremblement est un symptôme fréquent et connu, mais il n’est pas présent chez tous les patients. Certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson présentent surtout une lenteur des mouvements, une raideur musculaire ou des troubles de la marche.
À l’inverse, un tremblement ne signifie pas forcément qu’il s’agit de la maladie de Parkinson.
À quel âge apparaissent les premiers symptômes ?
La maladie de Parkinson apparaît le plus souvent après 60 ans, mais elle peut aussi concerner des personnes plus jeunes. Chez les personnes âgées, les premiers symptômes sont parfois confondus avec les effets du vieillissement, ce qui peut retarder leur repérage.
L’âge seul ne suffit donc pas à interpréter les signes. Ce qui doit alerter, c’est l’apparition progressive de troubles inhabituels et associés : lenteur, raideur, tremblement de repos, asymétrie, troubles du sommeil ou fatigue persistante.
Les symptômes de la maladie de Parkinson peuvent-ils s’aggraver brutalement ?
La maladie de Parkinson évolue généralement de façon progressive. Une aggravation très brutale des symptômes doit faire rechercher d’autres causes possibles, comme une infection, une chute, un changement de traitement, une déshydratation ou une autre situation médicale.
Si un proche présente une modification rapide de son état, une confusion, une chute, une difficulté importante à marcher ou à avaler, il est important de demander un avis médical sans attendre.
Mon proche est très fatigué : est-ce un signe de la maladie Parkinson ?
La fatigue peut faire partie des symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson. Elle peut être intense, durable et difficile à expliquer par l’activité réalisée. Elle peut aussi être liée aux troubles du sommeil, aux douleurs, à l’anxiété ou à d’autres problèmes de santé.
Une fatigue isolée ne suffit pas à évoquer la maladie de Parkinson. En revanche, si elle s’associe à une lenteur nouvelle, une raideur, un tremblement, des troubles de la marche ou une perte d’autonomie progressive, il est utile d’en parler au médecin.
La perte d’odorat est-elle vraiment un symptôme de la maladie de Parkinson ?
Oui, une diminution de l’odorat peut faire partie des symptômes non moteurs de la maladie de Parkinson. Elle peut parfois apparaître tôt, avant que les troubles moteurs ne soient clairement visibles.
Cependant, la perte d’odorat peut avoir de nombreuses autres causes : infection virale, rhinite chronique, vieillissement, certains médicaments ou autres affections. Elle doit donc être interprétée avec prudence, surtout si elle est isolée. Associée à d’autres signes, elle peut devenir un élément utile à signaler lors d’une consultation.