Aller au contenu principal

Maladie Alzheimer

La maladie d’Alzheimer (et pathologies apparentées) représente la première cause d’entrée en maison de retraite pour une personne âgée. Cette maladie neurodégénérative altère la mémoire, désoriente, bouscule les repères.

emeis_maladie_alzheimer

Elle a des répercussions dans les activités de la vie quotidienne car elle mène vers une désadaptation du patient à la société et à la perte de son autonomie. Elle touche la personne qui en souffre, mais aussi son entourage. Il s’agit d’une maladie éprouvante pour la famille et les proches des malades, qui se trouvent souvent démunis face aux difficultés du quotidien, aux troubles du comportement souvent inattendus …

Pourtant, au-delà des pertes, demeurent les émotions, les liens et l’envie de rester acteur de sa vie. Chez emeis, nous croyons qu’il est possible de continuer à vivre pleinement, même avec la maladie. Dans nos maisons de retraite médicalisées, les équipes accompagnent chaque résident avec respect, écoute et douceur, afin que chaque journée garde un sens et un rythme familier. Loin des approches standardisées, notre accompagnement repose sur une conviction : la maladie ne définit pas la personne. Derrière les troubles cognitifs, il reste une histoire, une voix, un regard, un souvenir à protéger.

Comprendre la maladie d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer : 1,4 millions de Français atteints

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative : elle provoque la destruction progressive des neurones dans certaines zones du cerveau, en particulier celles liées à la mémoire et au langage. Découverte par le Dr Aloïs Alzheimer en 1906, elle représente aujourd’hui 70% des démences diagnostiquées dans le monde. En France, on estime qu’elle touche plus d’un million de personnes, et qu’un nouveau cas est détecté toutes les trois minutes.

Comment agit la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est avant tout une atteinte du fonctionnement du cerveau. Avec le temps, certaines cellules nerveuses (les neurones) cessent de bien communiquer entre elles, puis finissent par disparaître.

Ce dérèglement est lié à deux protéines naturellement présentes dans le cerveau :

  • la bêta-amyloïde, qui s’accumule entre les neurones et forme de petites plaques ;
  • la protéine Tau, qui se déforme et s’enroule à l’intérieur des neurones.

Peu à peu, ces amas empêchent la bonne transmission des messages entre les cellules cérébrales. Comme un réseau électrique dont les câbles s’abîment, les signaux circulent de moins en moins bien. Les zones les plus fragilisées sont celles qui contrôlent la mémoire, le langage, l’orientation et la prise de décision.

C’est cette altération progressive qui explique les troubles observés : d’abord la difficulté à se souvenir d’un événement récent, puis, plus tard, la perte de repères dans le temps, dans l’espace ou même dans les visages familiers.

Les différentes formes de mémoire concernées

Les différents types de mémoire sont progressivement affectées :

  1. La mémoire épisodique verbale (la mémoire des faits récents) est la première à être atteinte
  2. Puis les mémoires sémantique (le stockage des connaissance générales), de travail (le calcul par exemple), visuospatiale (appréciation des distances)
  3. Les mémoires dites archaïques en dernier

    -la mémoire des affects, des émotions

    -la mémoire des odeurs et des goûts

La maladie d’Alzheimer est d’une grande complexité car elle se décline en un très grand nombre de manifestations et de symptômes. Chaque patient est différent et ses troubles doivent être abordés de manière différenciée. 

Reconnaître les premiers signes de la maladie d’Alzheimer

L’un des enjeux majeurs d’Alzheimer est le repérage précoce. Les premiers symptômes passent souvent inaperçus, car ils s’installent lentement.

Les signaux d’alerte les plus fréquents :

  • Oublier des événements récents ou répéter les mêmes questions ;
  • Se perdre dans un lieu connu ;
  • Rencontrer des difficultés à trouver ses mots ou à suivre une conversation ;
  • Égarer souvent des objets ;
  • Se désintéresser de ses activités habituelles ;
  • Se montrer anxieux, méfiant ou irritable sans raison apparente.

Isolées, ces difficultés ne sont pas alarmantes ; c’est leur répétition et leur association qui doivent éveiller votre attention et vous conduire à consulter votre médecin traitant, surtout si ces difficultés ne sont pas perçues par la personne qui les rencontre, et sont accompagnées d’un changement de caractère, d’un désintérêt pour le monde environnant. 

Ces manifestations ne traduisent pas seulement une perte de mémoire, mais un trouble global de la pensée et du comportement. C’est pourquoi il est essentiel de consulter dès les premiers doutes : un diagnostic précoce permet d’agir plus vite, d’adapter les traitements et d’accompagner les familles dans la durée.

 

Troubles du comportement : quand la maladie s’exprime autrement

La maladie d’Alzheimer n’efface pas les émotions : elle les désoriente. Quand le langage ne suffit plus à exprimer un besoin, celui-ci peut se transformer en comportement déroutant.
Nos équipes savent que derrière une agitation ou un silence se cache souvent une émotion : peur, solitude, douleur, fatigue.

 

Les principaux troubles observés :

  • La perte des repères : la personne atteinte peut fuir, à la recherche d’une maison d’enfance, d’un proche disparu, ou exprimer le souhaite de « rentrer chez lui ».
  • La déambulation : marcher sans but apparent apaise parfois une tension intérieure. Les unités spécialisées Alzheimer des EHPAD emeis sont pensées pour permettre ce mouvement, en toute sécurité.
  • L’agressivité : souvent une réaction à un stress, à un geste mal compris. La réponse, chez emeis, est toujours la même : comprendre, écouter, apaiser.

Le comportement devient un langage à part entière. L’enjeu n’est pas de le contraindre, mais de le décoder et d’y répondre avec humanité.

Les stades et l’évolution de la maladie d’Alzheimer

La progression de la maladie d’Alzheimer varie selon les individus, mais on distingue généralement trois grandes phases :

  1. Stade léger : la personne reste autonome, mais éprouve des difficultés à se souvenir, à planifier, à suivre une conversation. Des moments de lucidité alternent avec des périodes de confusion.
  2. Stade modéré : les troubles cognitifs s’intensifient. Le langage se désorganise, les repères se perdent, les gestes du quotidien deviennent difficiles. L’aide d’un proche ou d’un professionnel devient indispensable.
  3. Stade sévère : la dépendance est totale. La personne peut ne plus reconnaître ses proches, oublier de s’alimenter ou perdre la capacité de se déplacer seule. La vigilance médicale et la présence humaine deviennent essentielles.

Chaque étape demande un accompagnement spécifique, que les équipes emeis ajustent en continu à travers un projet de vie individualisé.

Poser un diagnostic : comprendre pour mieux agir

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer repose sur plusieurs examens médicaux complémentaires :

  • Consultation mémoire : recueil des antécédents et évaluation clinique.
  • Tests neuropsychologiques pour mesurer la mémoire, l’attention et le langage.
  • Imagerie cérébrale (IRM ou TEP-scan) pour observer les zones du cerveau affectées.
  • Analyses biologiques, parfois du liquide céphalorachidien, pour détecter les protéines caractéristiques.

Poser un diagnostic, le plus tôt possible, c’est aussi rassurer la famille et permettre la mise en place d’un accompagnement adapté – médical, psychologique et social.

Peut-on prévenir ou retarder la maladie ?

Si aucun traitement curatif contre la maladie d’Alzheimer n’existe encore, de nombreuses études montrent qu’il est possible d’en ralentir la progression. Les recherches récentes mettent en lumière le rôle du mode de vie : alimentation, activité physique, lien social, sommeil, gestion du stress.

Alzheimer : les clés de la prévention

Bouger chaque jour

La marche, la gymnastique douce, le jardinage ou la danse entretiennent la circulation sanguine et la vitalité cérébrale.

Stimuler l'esprit

Lire, jouer, chanter, échanger – la curiosité et le plaisir d’apprendre maintiennent la plasticité neuronale.

Soigner le lien social

Les relations humaines nourrissent la mémoire émotionnelle et réduisent le risque de dépression.

Bien s'alimenter

Une alimentation riche en oméga-3, fruits, légumes et fibres protège le cerveau. 

Bien dormir

Un sommeil suffisant permet au cerveau de « nettoyer » les protéines toxiques accumulées la journée.

Dans les maisons de retraite emeis, ces principes sont intégrés au quotidien dans l’accompagnement proposé par nos équipes : repas équilibrés, activités variées, vie sociale riche. Prévenir, c’est aussi préserver l’envie de vivre.

Accompagner la maladie d’Alzheimer dans une maison de retraite emeis

Entrer en EHPAD ne signifie pas « finir sa vie », mais la continuer autrement

Chez emeis, l’accompagnement repose sur une approche globale : médicale, psychologique, sociale et humaine. 

Chaque résident bénéficie d’un projet personnalisé élaboré avec lui, sa famille et l’équipe pluridisciplinaire (infirmiers, aides-soignants, psychologue, ergothérapeute, psychomotricien, animateur). Ce projet est régulièrement réévalué pour s’adapter à l’évolution de la maladie et aux besoins nouveaux.

Les Ehpad emeis disposent d’unités de vie spécialisées dans l’accueil et l’accompagnement des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer : USA, ou unité de soins adaptés), mais également de Pôle d’activités et de soins adaptés (PASA) ou encore des Unités d’Hébergement Renforcé.

Cet accompagnement repose avant tout sur :

  • La bientraitance : respect, écoute, patience, attention aux détails.
  • Les repères : environnement familier, objets personnels, photos, routines quotidiennes.
  • La stimulation cognitive et sensorielle : ateliers mémoire, activités sensorielles, jeux collectifs.
  • La relation et l’adaptation de la communication : chaque geste de soin est aussi un moment d’échange.

L’objectif n’est pas seulement de soigner, mais de redonner confiance, plaisir et apaisement.

Alzheimer : les thérapies non médicamenteuses

Au-delà des traitements médicaux, emeis mise sur les thérapies non médicamenteuses, qui stimulent les capacités préservées et favorisent le bien-être.

Chaque maison de retraite emeis établit son propre programme d’activités thérapeutiques et d’interventions non médicamenteuses ; parmi les approches les plus utilisées, figurent :

  • La stimulation cognitive : jeux de mémoire, lecture, discussion autour de photos anciennes ;
  • La musicothérapie : les mélodies réveillent des souvenirs et apaisent les émotions ;
  • L’art-thérapie et les ateliers manuels : créer, peindre, modeler pour exprimer ce que les mots ne disent plus ;
  • La médiation animale : la présence d’un animal calme, rassure et encourage la communication ;
  • L’espace multisensoriel atmosphère sensorielle douce, lumière tamisée, sons et parfums apaisants ;
  • Le jardin thérapeutique : renouer avec la nature, retrouver des gestes familiers, stimuler les sens.

Ces approches ne guérissent pas la maladie, mais elles améliorent la qualité de vie, réduisent les troubles du comportement, maintiennent les capacités cognitives et renforcent l’estime de soi.

Être aidant : un engagement au long cours

Aider un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, c’est apprendre à vivre dans le présent, sans se laisser submerger par le manque ou la fatigue. Les aidants familiaux sont souvent les premiers acteurs de l’accompagnement, et parfois au prix de leur propre santé.

Pour les soulager et les accompagner dans ce rôle, emeis propose aux aidants :

Chez emeis, nous accompagnons les proches aussi bien que les résidents, car leur sérénité est essentielle à celle du résident. Quand les mots s’effacent, la communication passe par le regard, le toucher, le ton de la voix. Une main posée sur l’épaule, un sourire, une chanson familière peuvent suffire à apaiser.            

Alzheimer et vie en EHPAD : un cadre apaisant et sécurisé

Les unités protégées Alzheimer des maisons de retraite emeis sont conçues pour allier sécurité et liberté. L’espace y est ouvert, les couleurs, la lumière et les repères visuels facilitent l’orientation.
Les repas sont préparés sur place, les journées rythmées sans rigidité : ateliers thérapeutiques, temps calmes, animation

Chaque résident est encouragé à participer, à exprimer ses envies, à rester acteur de sa vie.
Les familles sont pleinement associées : réunions, échanges réguliers, implication dans les projets.
Parce que la maladie d’Alzheimer n’efface pas le lien, emeis veille à ce qu’il se réinvente chaque jour.

Les maisons de retraite emeis accueillent les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans un environnement bienveillant, sécurisé et stimulant. Nos équipes, spécialement formées à la prise en charge des troubles cognitifs, accompagnent chaque résident avec respect et humanité.

Les solutions d'accueil et d'accompagnement pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer

Au sein des maisons de retraite emeis, des modalités d'accueil spécifiques existent pour nos aînés atteints de la maladie d'Alzheimer

Découvrez les !

  • Les unités de soins adaptés (USA) accueillent les personnes âgées atteintes de maladie d’Alzheimer ou de troubles cognitifs apparentés dans un cadre à la fois sécurisé et bienveillant. Au sein des EHPAD emeis, ces unités favorisent la liberté d’aller et venir, le maintien des repères et la qualité de vie des résidents, tout en assurant un accompagnement individualisé. 

  • Les PASA accueillent en journée des résidents atteints de maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés avec des symptômes modérés.
    Au sein des Ehpad emeis, ces unités spécialisées proposent un accompagnement personnalisé pour stimuler les capacités et apaiser les comportements. Ils favorisent le bien-être, le lien social et la qualité de vie dans un cadre chaleureux et adapté.

  • Les UHR accompagnent les personnes présentant des troubles du comportement en offrant un environnement sécurisé, apaisant et thérapeutique.

  • emeis_accueil_de_jour_ehpad

    L’accueil de jour en maison de retraite s’adresse aux personnes âgées vivant à domicile et nécessitant un accompagnement ponctuel. Il propose un environnement sécurisé et dynamique, contribuant à préserver l’autonomie, encourager les échanges sociaux et améliorer la qualité de vie. Cette solution d’accueil constitue également une aide essentielle pour les proches aidants en leur offrant des moments de répit.