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Dénutrition

Bien manger joue un rôle essentiel pour protéger la santé et contribuer au bien vieillir, en préservant de la dépendance. La dénutrition chez la personne âgée constitue un véritable enjeu de santé publique. 

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Trop souvent sous-estimée, elle joue pourtant un rôle déterminant dans la perte d’autonomie, compte tenu de la perte de poids, la diminution de la masse musculaire, l’augmentation du risque de chutes, d’hospitalisations ou de complications médicales qu’elle peut engendrer. 

Repérer et prévenir la dénutrition reposent sur une vigilance partagée que les équipes emeis ont structuré pour l’observer dès l’admission d’une personne âgée au sein d’un de nos établissements. 

Qu’est-ce que la dénutrition chez la personne âgée ?

Avec l’âge, l’appétit peut diminuer alors que, contrairement aux idées reçues, les besoins nutritionnels ne changent pas.

La dénutrition se définit comme un déséquilibre entre les apports alimentaires et les besoins nutritionnels de l’organisme, entraînant un déficit en énergie et/ou en protéines. Ce déséquilibre peut survenir lorsque l’alimentation devient insuffisante, ou lorsque les besoins du corps augmentent (maladies, infections, cicatrisation, hospitalisation). 

La dénutrition est confirmée à l’issue d’un diagnostic médical et clinique, qui présente l’association d’au moins :

  • un critère phénotypique (perte de poids, IMC, sarcopénie)
  • et un critère étiologique (réduction des prises alimentaire, absorption réduite, présence d’une pathologie aigue, chronique ou maligne évolutive). 

Tout amaigrissement non accompagné d’un critère étiologique, n’est pas une dénutrition. Un IMC bas sans critère étiologique ne définit pas un état de dénutrition. 

Chez les seniors, plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition de la dénutrition :

  • la diminution de l’appétit liée à l’âge ou aux effets secondaires de traitements médicamenteux;
  • les troubles buccodentaires ou de déglutition qui rendent les repas difficiles ;
  • certaines maladies chroniques ou neurologiques ;
  • la dépression ou le repli social ;
  • la fatigue liée à la préparation des repas à domicile.

La dénutrition ne doit pas être confondue avec une simple perte d’appétit passagère. Elle correspond à un désordre nutritionnel réel, dont les conséquences médicales sont majeures, et nécessitent une prise en charge adaptée et précoce.

Quelles sont les conséquences de la dénutrition chez les seniors ?

Non traitée, la dénutrition peut entraîner un cercle vicieux lourd de conséquences. 

Une personne âgée dénutrie va perdre des muscles et se sentir épuisée ; et une personne fatiguée réduit ses contacts sociaux et ses activités, ce qui engendre un risque de dépression, une augmentation du risque de chute qui devient élevé.

Les défenses immunitaires s’affaiblissent, exposant davantage aux infections et aux complications ou aggravation d’une maladie chronique. La cicatrisation devient plus lente, les traitements moins tolérés et la récupération après une maladie plus difficile.

Ces fragilités peuvent conduire à une perte progressive de confiance, à l’isolement social et à la perte d’autonomie

Savoir repérer la dénutrition : les signes et symptômes qui peuvent alerter les proches ?

La dénutrition chez les seniors débute souvent de façon insidieuse. En tant que proche ou aidant, savoir la repérer rapidement est essentiel pour agir et prévenir.

Certains signes d’alerte doivent attirer l’attention :

  • perte de poids rapide ou non contrôlée ;
  • vêtements devenus trop larges ;
  • perte d’appétit persistante ou refus de manger ;
  • contenu du frigo et des placards pour s’assurer que les denrées sont consommées
  • fatigue inhabituelle ou somnolence ;
  • faiblesse musculaire ou troubles de l’équilibre ;
  • baisse des activités habituelles ;
  • isolement social ou changements d’humeur.

À la moindre inquiétude, il est essentiel d’en parler à un professionnel de santé, et notamment votre médecin traitant, afin de mettre rapidement en place une évaluation nutritionnelle.

En tant qu’aidant, comment surveiller l’alimentation d’un proche âgé et prévenir la dénutrition ?

Les proches peuvent jouer un rôle clé dans le repérage et la prévention de la dénutrition. Au quotidien, il est important de surveiller :

  • le poids : se peser au moins une fois par mois (et plus en cas de forte chaleur, infection, choc émotionnel…) et noter le poids sur un calendrier. Alerter le médecin
  • l’appétit et les quantités réellement consommées : être vigilant sur le suivi d’un régime, la quantité et à la variété de l’alimentation (envisager des repas faciles à manger), le nimbre de repas par jour (idéalement 4)
  • L’hydratation :  vérifier que la personne boit au moins 1 litre de liquides (chauds ou frais, sous différentes formes) par jour et inciter à boire car avec l’âge, la sensation de soif s’estompe ou disparait.
  • Les activités : inciter à maintenir des loisirs, une activité physique adaptée, des contacts sociaux
  • L’humeur : état dépressif, lassitude face à la nourriture notamment
  • L’état buccodentaire et des prothèses (un problème dentaire peut expliquer une faible alimentation du fait de difficultés à mâcher ou avaler).
  • le plaisir de manger : organiser des repas conviviaux régulièrementpour lui donner envie, mais aussi      encourager la participation au choix des menus, rappeler les recettes appréciées et stimuler les sens par les odeurs ou la présentation des plats peuvent contribuer à raviver l’envie de manger
  • Les prises de médicaments, les dates de péremption et leur tolérance (effet coupe faim)

En cas de doute, il est essentiel de consulter un médecin ou une diététicienne pour bénéficier d’un accompagnement adapté.

La prévention de la dénutrition au sein des maisons de retraite emeis

Chez emeis, la prévention de la dénutrition est une priorité dans la prise en soin des résidents accueillis. 

Dès l’admission, une évaluation nutritionnelle complète est réalisée afin d’adapter l’accompagnement aux besoins de chaque résident.

Puis, chaque jour, la prise alimentaire au cours des repas fait l’objet d’une surveillance afin de détecter toute baisse d’appétit. Le poids est également surveillé au minimum chaque mois. La nutrition s’inscrit ainsi pleinement dans le projet de vie personnalisé de chaque résident.

Pour stimuler l’appétit, les repas sont pensés comme un moment de plaisir et de convivialité. Les équipes de soins travaillent en étroite collaboration avec les équipes de restauration pour proposer des menus variés, conçus pour assurer équilibre alimentaire et apports nutritionnels au quotidien. Lorsque nécessaire, des régimes alimentaires peuvent être prescrits : les plats peuvent être enrichis ; les textures adaptées notamment pour tenir compte des capacités de mastication ou déglutition. 

Découvrez la prise en charge nutritionnelle et la restauration proposées dans nos EHPAD
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Quelques recommandations à adopter à la maison pour assurer une bonne alimentation auprès d’une personne âgée

Nous recommandons 4 repas par jour, accompagnés d’une collation selon l’appétit / besoin, avec des repas équilibrés associant légumes, fruits, féculents, protéines et produits laitiers ;

Pour éviter un malaise ou une chute le matin en se levant, veiller à ne pas excéder un jeûne de plus de 12 heures entre le dîner et le petit déjeuner. 

Le déjeuner est souvent le repas le plus important de la journée ; aussi, il convient d’apporter des protéines (viande, poisson, œufs), des sucres lents (féculent, pain, etc.), des vitamines et des fibres (légumes cuits ou crus, fruits cuits ou crus) et du calcium (laitages, fromage)

Le goûter est nécessaire pour éviter les coups de fatigue dus à la baisse de la glycémie et/ou pour répartir les apports journaliers pour ceux qui mangent relativement peu aux repas

Au-delà des apports nutritionnels, le plaisir de manger reste central : variété des menus, présentation soignée des plats, respect des goûts et convivialité favorisent l’appétit et le bien-être.

Lorsque l’alimentation seule ne suffit pas, nous proposons à nos résidents une aide culinaire enrichie qui s'incorpore au menu, riche en protéines et corps gras, "l'Appéti'mix". Elle complète les repas sans s’y substituer.

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Dénutrition chez les personnes âgées : à retenir

Lutter contre la dénutrition chez la personne âgée est l’une des priorités de emeis. Un repérage précoce, une prévention active et une prise en charge adaptée permettent d’en limiter les conséquences et de préserver durablement la santé des résidents accueillis au sein de nos maisons de retraite. 

emeis œuvre chaque jour à offrir un accompagnement nutritionnel sécurisé, et personnalisé. La nutrition fait pleinement partie de l’accompagnement global proposé à chacun de nos résidents. Elle est intégrée au projet de vie personnalisé, en lien étroit avec les équipes de soins et de restauration.

Pour aller plus loin sur la nutrition chez emeis

restauration en maison de retraite emeis

Manger avec plaisir est essentiel, quel que soit l’âge ou les problèmes de santé, et permet à la fois d’assurer un bon apport nutritionnel et une bonne qualité de vie. Les repas constituent aussi une des clés d’un vieillissement en bonne santé.

l'accompagnement et les soins en ehpad

Au sein des maisons de retraite emeis, la volonté qui anime l’ensemble des équipes est d’apporter à chaque résident accueilli, un accompagnement et des soins personnalisés, car chaque résident dont nous prenons soin est unique.

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L’équipe hôtelière et de maintenance garantit chaque jour le confort et la sécurité des résidents en étroite coordination avec l’équipe soignante. Entre maintenance des bâtiments, entretien des espaces de vie, accompagnement quotidien et préparation de repas adaptés, chaque professionnel contribue à un cadre de vie chaleureux et respectueux de chaque besoin.