Aller au contenu principal

Test et diagnostic de la maladie d’Alzheimer

Oublier un mot, un rendez-vous ou se perdre dans une conversation… Lorsque ses petits oublis se répètent, qu’ils perturbent le quotidien ou inquiètent les proches, un dépistage de la maladie d’Alzheimer peut être recommandé. 

emeis_test_diagnostic_alzheimer

Faire des tests et/ou des explorations paracliniques pour établir un diagnostic permet de comprendre ce qui se joue dans le cerveau, d’identifier les signes précoces et, surtout, d’agir à temps pour préserver le plus longtemps possible l’autonomie et la qualité de vie.

Pourquoi dépister et faire un diagnostic ?

La maladie d’Alzheimer n’est pas une conséquence normale du vieillissement. Elle se distingue par une atteinte cérébrale progressive conduisant à la mort neuronale, caractérisée par une perte progressive de la mémoire et de certaines fonctions intellectuelles et cognitives (difficultés à raisonner, à parler ou à reconnaître son environnement), avec des répercussions dans les activités de la vie quotidienne. 

Poser un diagnostic ne vise pas à étiqueter, mais à mieux comprendre et à accompagner le patient.

Un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer permet de :

  • écarter d’autres causes réversibles (fatigue, stress, dépression, carence) ;
  • Éviter une destruction rapide et massive des neurones,
  • mettre en place des stratégies adaptées de stimulation et de soins ;
  • Informer la famille et accompagner sereinement l’évolution de la maladie.

Repérer tôt la maladie, c’est donner à chacun le temps d’agir, de comprendre, de s’adapter et d’organiser la suite de l’accompagnement et de la prise en charge dans la dignité et le respect des volontés du malade.

Chez emeis, nos équipes accompagnent chaque jour des personnes concernées par la maladie d’Alzheimer ou des troubles cognitifs . Dans nos maisons de retraite médicalisées, nous savons que poser un nom sur ces difficultés est une étape essentielle – pour le résident, mais aussi pour ses proches.

Quand consulter ? : le rôle de l’entourage

La maladie d’Alzheimer se manifeste d’abord par des troubles discrets, souvent confondus avec les effets du grand âge. Pourtant, certains signaux méritent une attention particulière, d’autant plus que la personne qui en souffre n’en a souvent pas conscience. 

Dès lors, l’entourage joue un rôle clé dans le repérage et l’incitation à consulter. Chez emeis, nous encourageons les familles à ne pas attendre : plus le diagnostic est posé tôt, plus il est possible d’accompagner efficacement la personne atteinte, de préserver ses repères et son autonomie. 

Les signes les plus courants qui peuvent vous alerter s’ils sont répétés et associés :

  • Des oublis répétés, notamment d’événements récents ;
  • Une perte de repères dans le temps ou dans l’espace ;
  • Des difficultés à trouver ses mots ou à suivre une conversation ;
  • Des objets égarés à des endroits inhabituels ;
  • Une perte d’intérêt pour des activités autrefois appréciées ;
  • Des changements d’humeur ou de personnalité.
Tout savoir sur les premiers signes de la maladie d’Alzheimer
emeis_consultation_test_alzheimer

Comment repérer la maladie d’Alzheimer ? Quels examens médicaux pour établir un diagnostic ?

 

Il s’agit d’un ensemble d’évaluations menées par des professionnels de santé pour apprécier le fonctionnement du cerveau, la mémoire, le langage, le raisonnement et le comportement.

La première étape : consulter votre médecin traitant

Le dépistage débute le plus souvent chez le médecin traitant. Il connaît bien le patient puisqu’il assure son suivi médical. Celui-ci prend le temps d’écouter le patient et sa famille : depuis quand les troubles sont-ils apparus ? Sont-ils stables, progressifs, fluctuants ? Il évalue ensuite l’état général, recherche d’éventuelles causes non neurologiques (médicaments, carences, dépression, troubles de la thyroïde) et réalise les premiers tests de mémoire et d’attention.

Le médecin peut alors prescrire des examens et orienter vers un neurologue ou une consultation mémoire si les troubles nécessitent un bilan approfondi.

L’évaluation neuropsychologique : un bon indicateur

En cas de suspicion confirmée, le patient est orienté vers une consultation mémoire hospitalière. Un neuropsychologue réalise alors une série de tests plus complets, destinés à évaluer les fonctions cognitives supérieures :

  • raisonnement logique,
  • langage,
  • orientation,
  • reconnaissance des visages,
  • attention et concentration.

Cette évaluation dure généralement 1h30 à 2 heures et permet de dresser un profil cognitif précis.
Elle aide à différencier Alzheimer d’autres pathologies (Parkinson, démence à corps de Lewy, dépression, etc.).

Les examens d’imagerie

  • L’IRM cérébrale (Imagerie par Résonnance Magnétiquepermet d’observer l’atrophie de l’hippocampe, zone clé de la mémoire. L'atrophie des hippocampes est souvent l’un des premiers signes de la maladie d'Alzheimer. C'est d'ailleurs cette atrophie qui entraîne les pertes de mémoire et la désorientation caractéristiques de la maladie. L'hippocampe est un biomarqueur car il s'agit d'un des marqueurs de la maladie dans ses premiers stades.
  • Le Scanner cérébral :est pour éliminer d’autres causes de déclin cognitif (AVC, tumeur, hydrocéphalie).
  • Le TEP-scan (tomographie par émission de positons) mesure l’activité métabolique du cerveau et détecte les zones moins actives ou zones déficientes.

Les analyses biologiques 

Elles permettent de :

  • écarter des causes non neurologiques (anémie, troubles hormonaux, déficit vitaminique)
  • montrer des modifications du taux des protéines TAU et amyloïde dans le liquide Céphalo Rachidien qui sont en cause dans la dégénérescence cérébrale (la concentration de protéines Tau et bêta-amyloïdes, marqueur caractéristique de la maladie d’Alzheimer)

 

Les tests de mémoire et d’attention

Le test des 5 mots de Dubois

C’est l’un des tests les plus utilisés en médecine générale. Il consiste à mémoriser cinq mots, puis à les restituer quelques minutes plus tard, avec ou sans aide. Ce test évalue la mémoire épisodique, c’est-à-dire la capacité à se souvenir d’événements récents.

Le test de l’horloge

Le patient doit dessiner une horloge et y placer les aiguilles à une heure donnée (par exemple : « 11h10 »). Ce test simple explore les fonctions exécutives, la coordination motrice et la perception de l’espace.

Le Mini-Mental State Examination (MMSE)

Réalisé en une quinzaine de minutes, il évalue plusieurs fonctions cognitives : orientation dans le temps et l’espace, mémoire immédiate, langage, calcul, reconnaissance et attention.
Le score maximal est de 30 points ; un score inférieur à 24 suggère une atteinte cognitive significative, à confirmer par d’autres examens.

Le MoCA (Montreal Cognitive Assessment)

Plus sensible que le MMSE pour détecter les troubles légers, le MoCA évalue la mémoire, la concentration, le langage, les capacités de planification et la vision spatiale. Il est souvent utilisé dans les centres mémoire pour repérer un Alzheimer débutant.

Ces tests durent en moyenne 10 à 30 minutes et permettent une première évaluation du fonctionnement cérébral. Ils ne posent pas de diagnostic à eux seuls, mais orientent la suite du bilan.

Et ensuite ?

Si le diagnostic est confirmé, il est essentiel de définir un parcours de soins personnalisé. 

Le médecin explique les résultats, propose si besoin des traitements symptomatiques et oriente vers un accompagnement global : médical, psychologique et social. Le soutien des proches devient alors essentiel. 

L’accompagnement ne s’arrête pas au diagnostic : il se construit, jour après jour, autour du résident et de sa famille.

Le message du Professeur Krolak-Salmon, Directeur médical du Groupe emeis, est sans équivoque :

 « Le diagnostic n’est pas un couperet. J’ai suivi de nombreux patients qui, malgré des troubles avancés, ont conservé une excellente qualité de vie pendant des années, raconte-t-il. Une femme, incapable de parler ou de reconnaître les visages de ses proches, souriait encore, sortait et assistait à mes conférences, accompagnée de son mari. » 

Son conseil ? « Ne pas s’isoler, consulter, et continuer à vivre le plus normalement possible. Grâce à un entourage aimant et un accompagnement adapté, on peut avoir une belle qualité de vie malgré la maladie. »

Au sein des maisons de retraite emeis, et dans les unités de vie spécialisées Alzheimer, nous accueillons les personnes concernées à chaque étape de la maladie, en leur offrant :

  • un cadre rassurant et familier ;
  • un accompagnement médical et soignant personnalisé ;
  • des activités de stimulation cognitive, physique et sensorielle ;
  • une présence bienveillante 24h/24.

L’approche emeis : accompagner avec respect et confiance

 

Parce que chaque histoire est unique, emeis propose un accompagnement global, fondé sur l’écoute et la bientraitance. Nos équipes pluridisciplinaires sont formées à la prise en charge des troubles cognitifs.

Vous vous interrogez sur la mémoire d’un proche ?

Les équipes emeis sont à votre écoute pour vous aider à faire le point et, si nécessaire, vous orienter vers les professionnels compétents. Nos établissements disposent d'unités protégées dédiées à nos aînés affectés par cette maladie.

La maladie d'Alzheimer : comprendre, prévenir, accompagner

maladie d'alzheimer

Maladie d’Alzheimer et démence : deux mêmes choses ? La première est une pathologie neurodégénérative bien identifiée ; la seconde, un syndrome global, qui regroupe plusieurs troubles altérant la mémoire, le raisonnement et l’autonomie.

emeis_alzheimer_premiers_signes

Un prénom qu’on cherche. Une question posée deux fois. Une recette qu’on ne réussit plus tout à fait. Au début, ces moments semblent anodins. Ils ressemblent à la fatigue, à la distraction, à l’âge peut-être. Mais lorsque ces oublis deviennent fréquents, qu’ils s’accompagnent de désorientation ou de changements d’humeur, et surtout si la personne concernée ne s’en rend pas compte, il peut s’agir des premiers signes de la maladie d’Alzheimer.

emeis_prévenir_effets_maladie

Les chercheurs qui se penchent sur la maladie d’Alzheimer ont identifié plusieurs pistes qui pourraient permettre de prévenir, ou plus exactement de retarder l’avancée de la maladie.

emeis_proche_aidant_alzheimer

Être aidant d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer, c’est être le fil conducteur entre la personne malade, ses proches et les soignants et professionnels qui interviennent autour de lui.

emeis_adapter_communication_alzheimer

Découvrez comment la maladie d’Alzheimer altère la communication et le langage au fil de son évolution. Vous y trouverez des clés simples et concrètes pour adapter votre communication et votre comportement auprès d’un proche atteint.

emeis_alzheimer_interventions_non_medicamenteuse

Au sein des maisons de retraite emeis, les interventions non médicamenteuses, ou thérapies non médicamenteuses, sont au cœur de l’accompagnement des personnes fragilisées ou atteintes de la maladie d’Alzheimer pour prévenir, soigner et prendre soin.

emeis_maladie_alzheimer

La maladie d’Alzheimer (et pathologies apparentées) représente la première cause d’entrée en maison de retraite pour une personne âgée. Cette maladie neurodégénérative altère la mémoire, désoriente, bouscule les repères.

Découvrez au sein de nos Ehpad, les solutions d'accueil spécialisées dans l'accompagnement et le soin des personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer ou troubles apparentés

Les unités de soins adaptés (USA) accueillent les personnes âgées atteintes de maladie d’Alzheimer ou de troubles cognitifs apparentés dans un cadre à la fois sécurisé et bienveillant. Au sein des EHPAD emeis, ces unités favorisent la liberté d’aller et venir, le maintien des repères et la qualité de vie des résidents, tout en assurant un accompagnement individualisé. 

Les PASA accueillent en journée des résidents atteints de maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés avec des symptômes modérés.
Au sein des Ehpad emeis, ces unités spécialisées proposent un accompagnement personnalisé pour stimuler les capacités et apaiser les comportements. Ils favorisent le bien-être, le lien social et la qualité de vie dans un cadre chaleureux et adapté.

Les UHR accompagnent les personnes présentant des troubles du comportement en offrant un environnement sécurisé, apaisant et thérapeutique.

emeis_accueil_de_jour_ehpad

L’accueil de jour en maison de retraite s’adresse aux personnes âgées vivant à domicile et nécessitant un accompagnement ponctuel. Il propose un environnement sécurisé et dynamique, contribuant à préserver l’autonomie, encourager les échanges sociaux et améliorer la qualité de vie. Cette solution d’accueil constitue également une aide essentielle pour les proches aidants en leur offrant des moments de répit.