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Troubles de l’enfant et de l’adolescent

Comme chez les adultes, les troubles psychiatriques qui concernent l’enfance et l’adolescence sont nombreux et variés. Certains semblent similaires (la dépression) ; d’autres troubles sont plus spécifiques (phobie scolaire par exemple). Mais qu’est ce qui les différencie vraiment dans leurs caractéristiques et la manière de les accompagner et soigner ?

Hospitaliser un enfant ou adolescent pour des problèmes psychiques est une décision peu fréquente, mais qui, lorsqu'elle est nécessaire permet d’emblée une mise à distance bénéfique pour la prise en charge d’une souffrance psychique devenue trop intense. Quand et comment l’envisager ? Quelle prise en charge est proposée aux adolescents dans une clinique de santé mentale ? Découvrez toutes les réponses à vos interrogations ci-dessous. 

Les troubles psychiatriques de l’adolescent

Les spécificités de la psychiatrie infanto-juvénile ou pédopsychiatrie

Les particularités de la psychiatrie de l'adolescent découlent directement du fait qu'elle concerne des sujets humains en transformation, chez lesquels les manifestations apparentes ne peuvent que rarement être prises pour une pathologie déjà installée.

  • Nous devons être attentifs à ne pas confondre des troubles qui témoignent d'une déstabilisation actuelle et passagère, parfois actifs et débordants, avec une maladie installée, alors même qu'ils en prennent l'allure.
  • Et l'adolescence est aussi l'âge où apparaissent des pathologies de l'âge adulte.
  • Enfin, il est aussi des adolescents, dont la pathologie de l'enfance se poursuit, se transforme, et décompense en s'accentuant sous l'effet de la puberté : psychoses de l'enfant, troubles phobiques ou obsessionnels (TOC), TDAH....

 

Les pathologies psychiatriques de l’adolescence :

  • Pathologie de la relation liée à des troubles de l’attachement, des problématiques abandonniques,
  • Troubles dépressifs et troubles de l’humeur
  • Conduites suicidaires, avec ou sans passage à l’acte
  • Troubles anxieux, dont les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), mais aussi la phobie scolaire et  le harcèlement scolaire.
  • Trouble du comportement alimentaire
  • Conduites addictives
  • Hyperactivité
  • Troubles du développement de la personnalité
  • Délires chroniques
  • Pathologie émergente : Ultra Haut Risque (UHR) de transition psychotique, entrée dans la psychose, schizophrénie

Il faut savoir qu'il existe de grandes variations dans les formes d'expression d'une souffrance psychique à l'adolescence :

  • Directes  : comme on le retrouvera plus tard chez l'adulte avec les catégories cliniques qu'on y connaît : dépression franche, délire, angoisses massives et invalidantes...
  • Indirectes : avec des manifestations trompeuses, expression corporelle, comportementale, scolaire… qui donnent souvent lieu à des réponses inadaptées de ce fait.

La gravité des troubles n'est pas toujours liée aux apparences qu'ils prennent.

 

Pourquoi, quand et comment procéder à une hospitalisation en psychiatrie pour un adolescent ?

Pourquoi une hospitalisation

L'objectif de la prise en soin en santé mentale est double :

  • mieux évaluer les troubles et leur origine afin de mettre en place la réponse la mieux adaptée pour la suite ;
  • traiter les symptômes actuels les plus douloureux (angoisses, affects dépressifs, délire, idées suicidaires...).

À chaque fois que possible, les modalités de soins proposées aux adolescents seront ambulatoires afin de maintenir les liens avec la vie familiale et sociale du jeune. Ce suivi très régulier peut prendre la forme, selon les besoins et les objectifs de soins définis avec l’adolescent, de : consultations, d’une prise en charge en unité d’hôpital de jour ou d’hôpital de nuit.

Mais il existe des situations qui vont nécessiter un court séjour en hospitalisation.

Pour s'assurer de la pertinence de l'indication d'hospitalisation, il est important de procéder à une évaluation préalable, par le correspondant extérieur médecin, ou, à défaut en cas de première manifestation inquiétante, par l’accompagnement des médecins psychiatres de l'unité d'hospitalisation ("consultation de pré admission").

Ce qui guide l'action est d'éviter que des difficultés psychologiques, relationnelles, comportementales ne s'installent, et que ce qui n'est encore que pathogène (c'est-à-dire  gênant ou entravant la vie quotidienne ou porteur d'une potentialité pathologique) ne devienne maladie.

Quand hospitaliser un adolescent en psychiatrie ?

  • Lorsque les souffrances psychiques exprimées empêchent la poursuite du développement personnel, scolaire, social.
  • Et quand il s'agit de pathologies émergentes à l'adolescence (du type psychose ou dépression grave) qui nécessitent une intervention thérapeutique le plus rapidement possible, parfois pour une durée brève, en attendant un relais en hospitalisation de jour ou en ambulatoire. Il s'écoule malheureusement en moyenne trois ans entre les premiers symptômes de telles pathologies et leur prise en compte sérieuse en hospitalisation.

 

Quelle prise en charge dans les unités de psychiatrie infanto-juvénile au sein des cliniques emeis ?

L'adolescent en souffrance psychique, quelles que soient les modalités d'expression qu'elle prend, est un être en développement et en mutation. 

Ses liens à son corps, à son monde interne, comme à son entourage, ses enseignants et plus largement aux représentants de la société dans laquelle il s'inscrit sont remis en question. 

C'est pourquoi, la prise en charge des adolescents implique des professionnels incarnant les différentes facettes de sa problématique : soignants bien entendus, mais aussi  psychologues, éducateurs, art-thérapeute et psychomotricien afin de l'aider, grâce au travail pluridisciplinaire, à établir une unité plus acceptable de lui-même.

Ces professionnels doivent être formés aussi bien aux données de l'enfance qui précède, qu'aux évolutions possibles sur un plan pathologique à l'âge adulte prochain. Leur positionnement en tant qu'adultes investis d'un rôle "éducatif" compte autant que leur métier de soignant.

Outre des interventions individualisées (entretiens quotidiens avec le médecin psychiatre référent, activités à médiation, rééducation en psychomotricité...), ils proposent aussi 

  • des activités thérapeutiques en groupe avec des médiations corporelles, artistiques, à l'aide de jeux vidéos,
  • ainsi que des groupes de parole permettant l'expression partagée des questions individuelles.

Le temps de l'hospitalisation au sein d’une clinique emeis permet aussi de favoriser le développement d'une meilleure connaissance de ses troubles ainsi qu’une éducation à la santé (tabac, cannabis et autres drogues, sexualité et contraception...) par les soignants du service, en partenariat avec des dispositifs extérieurs habilités.

 

Où hospitaliser un adolescent en Psychiatrie ?

Toutes les régions de France ne disposent pas encore d'unités dédiées à cet âge. Les adolescents sont alors hospitalisés en psychiatrie de l'adulte, ce qui n'est évidemment pas adapté à la plupart d'entre eux, sauf exception.

Dans certaines de ses cliniques de santé mentale, emeis propose des unités d'hospitalisation regroupant des jeunes de la même classe d'âge :

  • Cela facilite la vie en groupe et l'acceptation de l'aide psychologique,
  • Cela permet d'offrir des soins de qualité du fait d'une spécialisation des équipes avec la mise en place de projets de soins de santé mentale spécifiquement consacrés à l’adolescent et au jeune adulte ; et ce, en lien avec les familles et les partenaires tant sanitaires qu'éducatifs et/ou scolaires.

 

Les cliniques emeis spécialisées en psychiatrie infanto-juvénile vous accompagnent avec une approche personnalisée :