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Troubles du sommeil

Le sommeil, qui représente un tiers de notre vie, est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme, à notre santé mentale et physique. 

Pourtant, selon les statistiques de Santé publique France, les Français dorment malheureusement de moins en moins du fait des obligations de la vie quotidienne et un quart des Français se plaignent de somnolence durant la journée. 

De nombreux troubles peuvent en effet venir perturber la qualité ou la durée du sommeil, se répercutant ensuite sur la qualité de la vie quotidienne. 

Selon un sondage OpinionWay pour INVS (Enquête sommeil 2025), 45 % des Français sont confrontés à au moins un trouble du sommeil : insomnie (21 % des Français) ; troubles du rythme du sommeil (13 % des Français) ; apnées du sommeil (9 %) ; cauchemars récurrents (8 %) ; syndrome des jambes sans repos (7 %) ; somnambulisme (3 %) et narcolepsie, hypersomnie (2 %).

Comment distinguer le dysfonctionnement passager du sommeil d’une réelle pathologie ? Quels sont les différents troubles du sommeil ? À quel moment faut-il s’inquiéter et consulter ?  Les troubles du sommeil peuvent faire l’objet d’une prise en charge personnalisée par les cliniques emeis dans le cadre d’un suivispécialisé . L’hospitalisation peut alors avoir lieu à plein temps ou à temps partiel, de jour ou de nuit. Il existe également des consultations.

L'insomnie

On pourrait qualifier ce trouble de courant, tant il est répandu. Toutefois l’insomnie est une réelle gêne pour celui qui en souffre : elle peut perturber la profondeur du sommeil, donc sa qualité, et en affecte surtout la durée, se traduisant selon les individus, par des difficultés à s’endormir, des réveils fréquents et/ou un réveil trop précoce, avec une sensation de sommeil non réparateur. 

L’insomnie entraine des difficultés de fonctionnement la journée : altération des performances liée à la fatigue engendrée, troubles de la concentration ou de l’attention, irritabilité, ou encore des troubles de l’humeur.

Les causes de l’insomnie :

Trois facteurs peuvent être à l’origine de l’insomnie : 

  • Les facteurs psychophysiologiques sont l’âge, ou l’existence de troubles émotionnels. Plus la personne appréhende de ne pas dormir, moins elle y parvient. Les nuits trop courtes entraînent ensuite fatigue, somnolence et irritabilité.
  • Les facteurs organiques sont des troubles qui entraînent une perturbation du sommeil, tels que l’asthme ou le ronflement, ou des pathologies dont les manifestations douloureuses empêchent le sommeil : l’arthrite, la maladie de Parkinson, les ulcères peptiques en sont des exemples.
  • Les troubles psychiatriques tels que la dépression, le trouble bipolaire ou encore l’anxiété.

L’insomnie devient pathologique lorsqu’elle est présente depuis plus d’un mois. Elle n’est pas difficile à diagnostiquer et ne requiert pas d’examen approfondi. Cependant, une insomnie qui perdure après 3 mois de traitement nécessite une étude plus approfondie du sommeil.

La prise en charge repose principalement sur des approches psychothérapeutiques et non médicamenteuses ; des hypnotiques sont parfois prescrits pour des durées limitées au début de la prise en charge.

L’apnée du sommeil obstructive

L’apnée du sommeil fait suite à l’obstruction complète ou partielle des voies aériennes supérieures. Elle se traduit par des absences de respiration intermittentes ou survenue répétée d’asphyxie respiratoire, qui entrainent une fragmentation du sommeil en provoquant de nombreux micro-réveils, ainsi qu’une diminution de la quantité d'oxygène dans le sang (hypoxie intermittente).

Les symptômes de l’apnée du sommeil

L’apnée obstructive du sommeil affecte la qualité de vie du patient, avec :

  • des symptômes nocturnes (sommeil de mauvaise qualité, ronflement, suffocation nocturne, besoin d’uriner plusieurs fois la nuit)
  • mais aussi diurnes (maux de tête au réveil, fatigue, somnolence, irritabilité). 

A long terme, L’apnée du sommeil augmente les risques d’accidents cardio-vasculaires et vasculaires cérébraux. Elle nécessite donc une prise en charge médicale, qui comprend un traitement mécanique soit par un appareil délivrant une pression d’air destinée à maintenir les voies respiratoires ouvertes soit par un dispositif buccal qui dégage les voies aériennes.

Hypersomnies et narcolepsie

Les syndromes d’hypersomnolence regroupe 3 familles de pathologies : narcolepsies, syndrome de Kleine-Levin et hypersomnie idiopathique, qui manifestent des besoins excessifs de sommeil. 

Ces pathologies rares sont caractérisées par 

  • une durée prolongée de sommeil la nuit (au moins 9h de sommeil par nuit)
  • et/ou une somnolence excessive et irrépressible en journée,
  • avec des difficultés à atteindre un niveau d’éveil complet au réveil ; 

Lorsque ces symptômes ne font suite à aucun comportement (prise de médicaments par exemple) ou maladie (neurologique, psychiatrique ou infectieuse) alors cette hypersomnie est qualifiée de « hypersomnie primaire » ou « hypersomnie centrale » et résulte de dysfonctionnements des systèmes de régulation des états de veille et de sommeil au niveau cérébral.

Ces syndromes d’hypersomnolence sont donc très handicapants au quotidien et peuvent être à l’origine d’accidents.

La narcolepsie, aussi appelée maladie de Gélineau, est responsable d’accès de sommeil et de somnolences irrépressibles et exagérées en journée, qui surviennent à n’importe quel moment, même en pleine activité, tandis que le sommeil nocturne est de durée normale mais de qualité médiocre avec de multiples éveils en cours de nuit.

Le patient peut également être atteint d’épisodes de cataplexie, c’est-à-dire de perte brutale de tonus musculaire notamment lors d’émotions fortes comme la peur ou le rire. Cette atonie musculaire atteint principalement la partie inférieure du visage, les bras, ou les genoux et dure rarement plus de quelques secondes.

De l’irritabilité jusqu’à accident de la route, les conséquences de ces symptômes peuvent être graves. Le diagnostic de la narcolepsie est établi à l’aide d’examens dans un centre du sommeil et la maladie nécessite un traitement médicamenteux qui n’a pas vocation à soigner la narcolepsie mais pour but d’atténuer les symptômes de la maladie, et de permettre de mener une vie presque normale.

Le syndrome des jambes sans repos

Le syndrome des jambes sans repos se caractérise par des gênes dans les jambes entraînant un besoin impérieux de les bouger pour les faire disparaître mouvements incontrôlés des jambes pendant la période de sommeil. Des sensations pénibles de picotements, de fourmillements ou de décharges électriques obligent la personne qui souffre de ce syndrome, à bouger les jambes de façon irrésistible pour se soulager. Ces sensations, également appelées impatiences, surviennent souvent au repos, le soir ou la nuit. 

A l’origine de difficultés d’endormissement, d’une mauvaise qualité de sommeil et de réveils multiples, ce syndrome peut avoir un retentissement majeur sur le sommeil et la qualité de vie.

Le diagnostic de ce trouble est simple, mais souvent retardé par la recherche préalable de pathologies neurologiques ou vasculaires.

Les parasomnies

Les parasomnies regroupent les troubles du sommeil qui n’induisent généralement pas de perturbation grave du sommeil ni de somnolence diurne  : le bruxisme (grincement involontaire des dents), le somnambulisme ou les terreurs nocturnes. 

Elles proviennent souvent d’un « mélange » entre stades de sommeil et de veille, et sont caractérisées par des comportements inhabituels sur des phases spécifiques de sommeil : 

  • La somniloquie (parler pendant le sommeil) peut survenir à tout stade de sommeil
  • en sommeil lent : les parasomnies les plus fréquentes sont les terreurs nocturnes et le somnambulisme ;
  • en sommeil paradoxal, les cauchemars, paralysies du sommeil.

La plupart du temps Sans gravité, ces troubles nécessitent tout de même une consultation médicale car certaines peuvent être associées à des maladies neurologiques. La prise en charge dépend du type de parasomnie, mais nécessite toujours de sécuriser l’environnement du sommeil.

Le somnambulisme

Le somnambulisme se caractérise par des phases d’activité qui ont lieu alors que la personne est endormie. Elle peut accomplir des gestes de la vie quotidienne, comme se servir un verre d’eau ou allumer la télévision, et n’en garde aucun souvenir à son réveil.

Les causes du somnambulisme sont encore floues mais le stress, le manque de sommeil ou encore la prise de certains médicaments psychotropes sont des facteurs.

Les terreurs nocturnes

Elles surviennent pendant le sommeil profond chez les enfants. L’enfant encore endormi, exprime toutes les caractéristiques d’un cauchemar et d’une peur extrême : suée, cris, accélération du rythme respiratoire et cardiaque.

Cet épisode s’arrête spontanément, l’enfant reprend le cours de sa nuit et n’en garde ensuite aucun souvenir à son réveil.

Les troubles du rythme circadien

Ces perturbations du rythme veille/sommeil sont liés à un dérèglement de l’horloge biologique, c’est-à-dire des anomalies de synchronisation du rythme veille/sommeil sur les 24 heures avec :

  • possibilité d’avance de phase avec des difficultés à rester éveillé au-delà de 19h et lever très précoce.
  • ou, beaucoup plus souvent, de retard de phase : le sommeil est décalé avec endormissements et levers très tardifs.

Ces perturbations peuvent être épisodiques, suite à un décalage horaire (le fameux « jet lag » par exemple).

Le traitement repose souvent sur des thérapies de resynchronisation, l’exposition à la lumière et la prescription de mélatonine.

Quand consulter ? Quel traitement pour les troubles du sommeil ?

Consultez dès lors que vous éprouvez des difficultés persistantes à dormir qui affectent votre qualité de vie au quotidien, ou si vous pensez présenter des symptômes de troubles du sommeil.

Le premier interlocuteur qui saura vous orienter est votre médecin traitant. Des centres du sommeil existent également. 

Les troubles du sommeil sont nombreux et variés et ne relèvent donc pas tous de la même spécialité médicale ; peuvent intervenir des médecins psychiatres, des neurologues, des pneumologues, des médecins internistes ou généralistes, …, tous ayant suivi une formation spécifique en médecine du sommeil.

A chaque patient et à chaque trouble, sa prise en charge et son traitement. C’est à l’issue d’un bilan clinique que le projet de soin est défini. 

Les traitements des troubles du sommeil de type insomnie et troubles du rythme visent souvent à resynchroniser l’horloge biologique via des thérapies non médicamenteuses comme les thérapies cognitivo-comportementales ou la luminothérapie.

Dans tous les cas, l’éducation thérapeutique fait partie du projet de soin pour apprendre au patient à comprendre sa maladie et à mieux la gérer notamment en adoptant une hygiène de vie adaptée.

 

Focus sur l’unité sommeil de la clinique Lyon Lumière à Meyzieu (Rhône)

emeis dispose d’une unité de soins spécialisée dans la prise en charge des troubles sommeil, dans la périphérie lyonnaise, agréée par la Société Française de Recherche et de Médecine du Sommeil.

Elle accompagne les patients en ambulatoire : en consultation, en hôpital de nuit ou de jour.

L’équipe pluridisciplinaire assure le bilan des troubles du sommeil et de la vigilance à partir d’entretiens individuels spécialisés et d’examens : exploration des rythmes biologiques, enregistrement polysomnographique, tests de vigilance (TILE et TME). Le projet de soin est élaboré à l’issue. 

Découvrir notre unité sommeil
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S'informer sur les principaux troubles psychiatriques

Les troubles de l’humeur, ou troubles affectifs, regroupent un ensemble d’affections psychiatriques qui modifient durablement l’état émotionnel d’une personne.

Il arrive à tout le monde de ressentir de l’anxiété à certains moments de sa vie. Toutefois, chez les personnes atteintes de troubles anxieux, la peur et l’inquiétude sont très régulières voire constantes, intenses, excessives et difficiles à maîtriser ; elles sont par ailleurs souvent accompagnées d’autres symptômes (physiques, comportementaux et cognitifs). 

Les troubles du comportement alimentaire, plus connus sous l’acronyme TCA, sont des pathologies complexes qui dépassent largement la simple question de l’alimentation. Ils traduisent une souffrance profonde, souvent silencieuse, où le rapport au corps, à la nourriture et à soi-même se trouve bouleversé. 

Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères pour la personne qui en souffre. Plus une consommation est précoce, plus le risque d’addiction augmente.

Le burn-out, également nommé syndrome d’épuisement professionnel, est un état de stress chronique lié au milieu professionnel ; il a été détecté au départ, au sein des catégories professionnelles dites « aidantes » (travailleurs sociaux, travailleurs médicaux…). 

Prendre soin de la Santé mentale

L'expertise des cliniques emeis et les spécificités des troubles psychiques selon l'âge

  • emeis_santé mentale cliniques psychiatrique

    Chez emeis, nous prenons soin de la santé mentale de chaque patient hospitalisé, grâce à une prise en charge personnalisée et un parcours de soin individualisé. Nous aidons chaque patient fragilisé sur le plan psychique, mental ou émotionnel à retrouver un équilibre psychique plus stable, pour qu’il retrouve le goût pour la vie et leurs capacités.

  • Comme chez les adultes, les troubles psychiatriques qui concernent l’enfance et l’adolescence sont nombreux et variés. Certains semblent similaires (la dépression) ; d’autres troubles sont plus spécifiques (phobie scolaire par exemple). Mais qu’est ce qui les différencie vraiment dans leurs caractéristiques et la manière de les accompagner et soigner ?

  • Avec le vieillissement de la population, de nouvelles pathologies psychiatriques se développent, en lien par exemple avec les maladies neurodégénératives, présentant des spécificités. Elles sont prises en charge en gérontopsychiatrie avec une approche et des techniques adaptées.