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Toxicomanie : comprendre l’addiction aux drogues

La toxicomanie correspond à une dépendance durable aux drogues ou autres substances psychoactives.

Elle regroupe les dépendances à diverses substances psychoactives, licites ou illicites : dépendance à l’alcool, tabac, cannabis, héroïne, cocaïne, médicaments… Celles-ci agissent sur le circuit de récompense du cerveau impliqué dans le plaisir lié à des comportements. C’est en sollicitant anormalement ce circuit que ces substances créent un déséquilibre permanent à l’origine de l’addiction.

Elle se manifeste par une consommation problématique, qui dépasse la recherche de plaisir initiale et devient une contrainte, au détriment de la santé, de la vie sociale et familiale. 

Considérée comme un trouble addictif, la toxicomanie nécessite une reconnaissance précoce et une prise en charge adaptée, car elle peut concerner toute personne, indépendamment de son âge, de son origine ou de sa situation.

Certaines cliniques emeis ont développé une expertise particulière dans la prise en charge des addictions, avec des unités d’hospitalisation dédiées, par exemple à Clamart avec l’institut médical spécialisé Montevidéo, mais aussi au Revest les Eaux, près de Toulon, au sein de la clinique Les Collines du Revest.

Qu’est-ce que la toxicomanie ?

La toxicomanie est définie comme une addiction caractérisée par la perte de contrôle face à l’usage de substances (drogues illicites, alcool, médicaments détournés, psychotropes). La personne développe une dépendance physique et psychique, qui se manifeste par :

  • Une tolérance croissante (besoin d’augmenter les doses pour ressentir les mêmes effets)
  • Un état de manque (symptômes de sevrage) dès que la consommation diminue
  • Une obsession centrée sur la substance, au détriment des autres sphères de vie

On distingue 3 types gradués de consommation

  • L’usage :  il s’agit d’une consommation occasionnelle ou régulière, n’entraînant pas de complication de santé à court terme pour le sujet. Des complications peuvent cependant survenir à long terme ;
  • L’usage nocif (abus) : il s’agit ici d’une consommation répétée, qui a des conséquences directes sur la santé du sujet (dépression, cirrhose, cancer…), mais aussi sur sa vie sociale (séparation, violences…) et professionnelle (absentéisme, accident de travail). Le comportement addictif est alors pathologique ;
  • La dépendance (addiction) : le sujet ressent un désir puissant de poursuivre sa consommation malgré l’impact sur les différents aspects de sa vie. Ce besoin est incontrôlable et il peut subir les effets physiques et psychologiques du manque. Le sujet organise généralement sa journée autour de la consommation des substances psychoactives dont il est dépendant.

Une conduite addictive entraîne progressivement des troubles graves : dégradation de la santé, isolement social, difficultés professionnelles, vulnérabilité psychologique.

Focus sur la dépendance aux médicaments

Certains médicaments peuvent provoquer des addictions. Les psychotropes, principalement les benzodiazépines, prescrits en tant qu’anxiolytiques (tranquillisants visant à réduire le niveau d’anxiété) et hypnotiques (pour traiter les troubles du sommeil) souvent regroupés sous le terme générique “somnifères”, généralement prescrits pour favoriser l’endormissement, sont notamment connus pour être sources de dépendance. 

Les patients ayant recours à ces traitements de manière chronique puis addictive sont généralement en quête de remède pour l’insomnie, la douleur, la migraine ou l’angoisse. Ils peuvent également parfois rechercher un état second.

La consommation répétée et/ou abusive de ces médicaments, de par les substances chimiques qu’ils emploient, peut mener n’importe quel individu à la dépendance. Les substances chimiques contenues dans les hypnotiques se fixent, à force de consommations répétées, sur les récepteurs des cellules nerveuses, et peuvent à terme, provoquer une accoutumance.

Lorsque le patient arrête brutalement son traitement, il peut connaître un rebond d’insomnie, le menant alors à consommer davantage de somnifères. Ce cercle vicieux est à l’origine de la dépendance à ce type de médicaments.

Les symptômes de la dépendance médicamenteuse apparaissent particulièrement avec les benzodiazépines et les morphiniques, lorsque le sujet arrête son traitement (sevrage complet), ou lorsque sa dose journalière est réduite (sevrage relatif). Le sevrage de benzodiazépines peut provoquer un rebond d’anxiété et d’insomnie. La réduction et l’arrêt de la prise de morphiniques peut entraîner un retour des douleurs, des diarrhées et un état de stress inhabituel (anxiété, insomnie, élévation de la tension artérielle, palpitations…).

Il peut également s’agir d’antalgiques ou de stimulants.

Quels sont les signes et symptômes de la toxicomanie ?

La toxicomanie se manifeste par un ensemble de signes physiques, psychiques et sociaux.

Les effets physiques et psychiques

La consommation répétée de substances psychoactives provoque :

  • Une altération du fonctionnement cérébral (troubles de la mémoire, de la concentration, du jugement)
  • Des troubles anxieux ou dépressifs, parfois associés à d’autres troubles psychiatriques  ou mentaux
  • Une dépendance physique avec symptômes de manque (tremblements, sueurs, insomnie, douleurs)
  • Une dépendance psychique marquée par le besoin irrépressible de consommer

Selon la substance, les effets peuvent varier : euphorie brève suivie d’un épuisement, hallucinations, désinhibition, troubles cardiaques ou digestifs.

Les conséquences sociales et relationnelles

Au-delà des impacts sur la santé, la toxicomanie affecte la vie quotidienne, avec plusieurs effets : isolement progressif, rupture avec la famille et les amis, difficultés professionnelles (absentéisme, perte d’emploi), risque de comportements dangereux (conduite sous l’emprise, consommation de drogues illicites en contexte risqué), et vulnérabilité accrue face aux problèmes judiciaires et financiers.

Ces signes doivent alerter, car une prise en charge rapide limite les conséquences durables.

Quelles sont les causes et les facteurs de risque de la toxicomanie ?

La toxicomanie n’a pas une cause unique : elle résulte d’une interaction du type de substances consommées (certaines ayant un pouvoir addictif plus élevé, comme le tabac, qui accélère le processus de dépendance) et de 3 autres facteurs : 

  • Facteurs biologiques : certains individus présentent une prédisposition génétique ou une sensibilité particulière aux substances
  • Facteurs psychologiques : anxiété, dépression, troubles du comportement ou recherche de sensations fortes peuvent favoriser le passage à l’addiction
  • Facteurs sociaux et environnementaux : contexte familial instable, difficultés scolaires ou stress professionnel, isolement, précarité, exposition précoce, facilité d’accès à une substance

Ces facteurs de toxicomanie expliquent pourquoi certaines personnes deviennent rapidement dépendantes, tandis que d’autres restent dans un usage occasionnel. Il est ainsi difficile de prédire la réaction d’une personne à une substance psychoactive, avant que celle-ci ne la consomme. Seule l’héroïne induit systématiquement un état de dépendance rapide et intense.

Quelles sont les complications liées à la toxicomanie ?

La toxicomanie entraîne de nombreuses complications : 

  • Sur le plan physique : atteintes neurologiques, cardiaques, pulmonaires, hépatiques, risque d’overdose, infections liées aux injections (VIH, hépatites) ;
  • Sur le plan psychologique : troubles anxieux, dépressifs, apparition ou aggravation de troubles mentaux ;
  • Sur le plan social : désinsertion professionnelle, rupture familiale, isolement social ;
  • Sur le plan judiciaire : poursuites liées à la consommation de drogues illicites ou à des comportements délictueux sous influence.

Ces conséquences montrent que la toxicomanie ne relève pas uniquement d’un choix personnel, mais d’un trouble complexe qui nécessite une prise en charge globale.

La prise en charge personnalisée de la toxicomanie dans les cliniques emeis

Dans les cliniques psychiatriques emeis, la prise en charge de la toxicomanie s’appuie sur un accompagnement pluridisciplinaire et individualisé, centré à la fois sur le traitement médicamenteux, la psychothérapie et l’accompagnement psychologique et la réinsertion sociale.

L’évaluation et le diagnostic

Chaque prise en charge débute par une évaluation complète : historique de consommation, facteurs personnels, état de santé global et comorbidités psychiatriques. Cet état des lieux permet de définir un parcours de soins adapté.

Le sevrage et ses enjeux

Les cliniques emeis qui proposent spécifiquement une prise en charge des conduites addictives peuvent accompagner le patient sur le sevrage, qui constitue une étape clé mais difficile. Il vise à interrompre, parfois progressivement, l’usage de la substance et à accompagner les symptômes de manque. Selon la gravité, il peut être réalisé en hospitalisation ou en ambulatoire. Les cliniques emeis assurent un suivi médicalisé et sécurisant pour limiter les risques liés à l’arrêt.

Les traitements disponibles

La prise en charge combine plusieurs approches :

  • Médicamenteuses : pour réduire les symptômes de manque, stabiliser l’humeur ou traiter les troubles associés,
  • Psychothérapies : thérapies cognitivo-comportementales, entretiens motivationnels, groupes de parole pour travailler la dépendance psychique,
  • Accompagnement psychosocial : aide à la réinsertion, soutien dans les démarches administratives, orientation vers des associations partenaires.

Le rôle de l’accompagnement familial

Les équipes emeis intègrent les familles dans le processus de soins. Les proches sont informés, associés au projet thérapeutique et soutenus pour mieux comprendre la maladie et accompagner la personne sans renforcer l’addiction.

Cette approche globale reflète la mission d’emeis : soigner la toxicomanie, mais aussi aider chaque personne à reconstruire son équilibre et à retrouver une place active dans la société.

La toxicomanie est une maladie chronique caractérisée par une dépendance aux drogues et autres substances psychoactives. Elle résulte de facteurs multiples et entraîne des conséquences graves sur la santé physique, la santé mentale et la vie sociale. Une prise en charge précoce, centrée sur le sevrage, les traitements adaptés et l’accompagnement global, améliore significativement le pronostic. Les cliniques psychiatriques emeis s’engagent aux côtés des patients et de leurs familles pour offrir un accompagnement personnalisé, alliant expertise médicale, écoute et humanité.