Les suites d'Accidents Vasculaires Cérébraux
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est l’une des principales causes de handicap acquis, avec des répercussions considérables sur la vie quotidienne des patients.

75% des personnes victimes d’AVC gardent un handicap, qui peut être physique, sensoriel ou cognitif, associé à une augmentation du risque de dépression.
Il est possible d’améliorer significativement la récupération grâce à une prise en charge post-AVC rapide et bien coordonnée ; la rééducation après un AVC doit être précoce et s’inscrire dans une continuité de parcours, pour retrouver le plus d’autonomie et la meilleure qualité de vie possible.
Chez emeis, nous mettons tout en œuvre au sein de nos cliniques SMR mention « système nerveux » pour accompagner nos patients à travers un parcours de soins global, axé sur la rééducation, la réadaptation fonctionnelle et la réinsertion.
Qu'est-ce qu'un AVC ?
Un AVC survient lorsqu’un vaisseau sanguin dans le cerveau est obstrué (AVC ischémique) ou se rompt (AVC hémorragique), entraînant une interruption de l’oxygénation des cellules cérébrales. Les AVC sont souvent causés par des facteurs de risque tels que l'hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme et la sédentarité.
Il existe plusieurs types d’AVC dont l’origine est distincte :
- L’AVC ischémique : il représente environ 85% des AVC. Ce type d'AVC survient lorsqu'une artère cérébrale est obstruée par une plaque de cholestérol ou un caillot qui bloque la circulation du sang et réduit l’apport en oxygène aux cellules cérébrales et peut entraîner des lésions.
- L’AVC hémorragique : ce type d'AVC se produit lors de la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau, provoquant une hémorragie dans ou autour du cerveau et créant des lésions cérébrales. Il est souvent plus grave et peut causer des lésions cérébrales étendues.
À noter : les accidents ischémiques transitoires (AIT), souvent appelés mini-AVC, sont provoqués par l’occlusion temporaire d’une artère cérébrale, qui disparaît d’elle-même. Les AIT sont un signe d’alerte important, car ils augmentent le risque d'un AVC majeur à l’avenir.
Un AVC est donc une urgence médicale. Lors de la phase aiguë, l’objectif principal est de limiter les dommages causés par l’AVC, d’instaurer un traitement pour stabiliser le patient et de mettre en place les premières mesures de rééducation précoces.
Cette phase se déroule généralement dans une unité de soins intensifs ou une unité neuro-vasculaire (INV). Les traitements peuvent inclure des médicaments thrombolytiques (dans le cas d’un AVC ischémique) ou une intervention chirurgicale pour traiter l’hémorragie cérébrale. L’intervention précoce est essentielle : chaque minute compte pour réduire les lésions cérébrales et améliorer les perspectives de récupération.
Les services de Soins Médicaux et de Réadaptation s’inscrivent après cette phase aigüe du traitement d’un AVC, dans la continuité du parcours patient
La rééducation après un AVC est un processus continu qui commence dès les premières heures suivant l’événement et se poursuit bien après la sortie de l’hôpital. La rapidité et l’intensité de la rééducation sont des facteurs essentiels dans la récupération des fonctions affectées.
L'importance d’une rééducation précoce post-AVC : le rôle des cliniques SMR
3 personnes sur 4 victimes d’un AVC présentent ensuite des séquelles qui peuvent être variées (au niveau moteur, troubles du langage et/ou troubles cognitifs) ; il est essentiel de commencer la rééducation aussi tôt que possible pour maximiser la récupération des fonctions motrices et sensorielles la plus complète possible.
C’est le rôle des cliniquesSMR (Soins Médicaux et de Réadaptation), qui ont pour objectifs de prévenir ou réduire les conséquences fonctionnelles, déficiences et limitations d’activitécausées par l’AVC, qu’elles soient physiques, cognitives, psychologiques ou sociales.
Pour cela, il est essentiel de pouvoir bénéficier d’un programme adapté comprenant traditionnellement 3 grandes étapes : la Rééducation, la Réadaptation et la Réinsertion
Les missions du SMR dans la prise en charge des personnes victime d’un AVC
- La rééducation doit être débutée le plus tôt possible, de manière intensive et adaptée aux problèmes rencontrés pour garantir le meilleur pronostic de récupération fonctionnelle et cognitive (motricité, langage, cognition et émotions) :
- La réadaptation consiste à définir, de manière concertée avec le patient, quel pourra être son projet de vie, en fonction de sa récupération, et en tenant compte de son environnement social, familial et professionnel. Elle intègre également le volet de prévention et d’éducation à la santé.
- Les soins médicaux sont également essentiels après un AVC pour prévenir les complications secondaires. Il s’agit notamment de dispenser des soins pour éviter les complications vasculaires infectieuses (pneumopathies, infections urinaires) et complications cutanées (le fait de ne pas pouvoir bouger après un AVC peut entraîner la survenue d’escarres). Ils permettent également d’ajuster les traitements adaptés à la situation de la personne, d’informer et d’associer le patient et son entourage à son projet de soins.
- La réinsertion est préparée dès le début de l’hospitalisation en SMR, en lien avec le programme de soin et des objectifs thérapeutiques définis et en tenant compte des capacités et de l’autonomie du patient. Le retour à l’emploi et à la vie sociale nécessite une coordination étroite avec les proches et les intervenants sociaux.
Le suivi post-AVC est un processus global et continu. Chez emeis, nos équipes restent à l’écoute des patients pour adapter leur traitement et assurer la gestion des facteurs de risque, tout en travaillant sur la récupération fonctionnelle.
La réadaptation post-AVC chez emeis : quelles modalités de prise en charge proposées aux patients
Chez emeis, de nombreuses cliniques de soins médicaux et de réadaptation (SMR) accueillent des patients victimes d’AVC, à tous les stades de la réadaptation dans le cadre d’une prise en charge en :
- Hospitalisation à temps complet : pour les patients ayant des séquelles importantes ou des besoins complexes, nous offrons une hospitalisation complète pour une rééducation intensive et un suivi constant qui peut être proposée, selon la capacité de récupération du patient :
- en SMR neurologiques, pour les patients présentant des enjeux fonctionnels importants, plusieurs déficiences associées et un potentiel de récupération significatif indépendamment de leur âge ;
- en SMR polyvalents, pour les patients nécessitant un suivi médical et des soins infirmiers complexes, avec un potentiel de récupération et enjeux fonctionnels moindres d’où des programmes de rééducation de plus faible intensité.
- en SMR gériatriques, pour les patients âgés de plus de 75 ans présentant un potentiel de récupération avéré et des poly-pathologies associées ;
au sein d’unités spécialisées dans la prise en charge des patients en état Pauci relationnel ou de conscience altérée, pour les patients victimes des AVC les plus graves à distance de leur accident lorsque le pronostic neurologique est stabilisé.
- Hospitalisation de jour : pour les patients dont l’état est compatible avec un retour à domicile, avec une autonomie suffisante dans leurs déplacements et la gestion de leur emploi du temps de rééducation. L’hospitalisation de jour peut s’inscrire :
- à l’issue d’une hospitalisation à temps complet, afin de poursuivre le programme de rééducation, consolider les acquis et faciliter la réinsertion sociale,
- à distance de l’hospitalisation pour une phase de réévaluation et/ou de programme de réinduction de la rééducation
Certains établissements peuvent également proposer des consultations externes spécialisées en Médecine Physique et de Réadaptation (MPR), qui, dans le cadre de la prise en charge d’une personne victime d’un AVC, peut permettre un suivi prolongé, notamment concernant la prise en charge de la spasticité et des complications neuro-orthopédiques.
Les traitements et soins proposés chez emeis pour les patients victimes d’un AVC
Chez emeis, la prise en charge débute par une évaluation. Sur cette base, le médecin référent du patient prescrit et coordonne l’intervention des différents professionnels paramédicaux autour du patient dans le cadre d’un programme personnalisé.
La durée moyenne d’un programme de rééducation post AVC est de 6 à 8 semaines, puis peut se poursuivre tant que des améliorations et récupérations continuent à être enregistrées.
Évaluer les déficiences et le potentiel de récupération pour établir le programme de soin personnalisé
Les équipes pluridisciplinaires réalisent un bilan des déficiences et capacités :
- motrices,
- sensorielles,
- cognitives (langage, apraxie, troubles mnésiques, exécutifs, d’attention)
- mais également viscérales (état nutritionnel, troubles de la déglutition…)
- sans oublier les troubles du sommeil, de l’humeur.
Le potentiel de récupération et l’aptitude de chaque patient à la rééducation sont également pris en compte afin d’établir un programme personnalisé pour traiter les séquelles et permettre de recouvrir ainsi le maximum d’autonomie
Un programme de rééducation adapté pour optimiser la récupération neurologique et aider le patient à recouvrir le maximum d’autonomie
Les techniques de rééducation et le plateau technique (matériel utilisé) doivent être adaptés aux besoins et potentiel de récupération de chaque patient.
Pour être la plus précoce possible, la rééducation commence par des séances courtes, mais fréquentes, avec des phases de repos en adéquation avec l’état du patient.
L’intensité et la fréquence des séances augmentent progressivement, selon le rythme de chaque patient (l’objectif est toujours d’assurer un temps de rééducation le plus important possible en fonction de la tolérance de chaque patient).
Chez emeis, la prise en charge en rééducation est globale et concerne tant les troubles moteurs que cognitifs, mais aussi les troubles de la déglutition ou les déficiences visuelles ou viscérales.
C’est pourquoi de nombreux professionnels interviennent pour contribuer à la rééducation globale du patient :
- des professionnels de la rééducation : kinésithérapeutes, enseignants en activités physiques adaptées (EApa), ergothérapeutes, orthophonistes, diététiciens, psychologues cliniciens et neuropsychologues ;
- des professionnels médico-soignants : médecins, infirmiers, aides-soignants ;
- des travailleurs sociaux : assistantes sociales.
Le programme associe des prises en charges en rééducation « traditionnelles » (kinésithérapie) à des techniques innovantes (rééducation robotisée, réalité virtuelle, thérapie miroir…) selon l’équipement de chaque établissement.
Cette prise en charge intensive et plurimodale permet de stimuler et d’optimiser les capacités de plasticité cérébrale de récupération.
Un programme de réadaptation pour accompagner le patient à prendre de nouveaux repères
En parallèle de la rééducation, le programme de réadaptation se met en place pour préparer la sortie d’hospitalisation et le projet de vie du patient, en tenant compte de son histoire et ses habitudes de vie ainsi que de son environnement.
L’objectif est d’identifier les moyens de compensation du handicap à mettre en place pour retrouver la plus grande autonomie possible dans les gestes du quotidien, et de les valider pendant l’hospitalisation grâce à des mises en situation dans les locaux de la clinique (dans une cuisine thérapeutique par exemple). Il peut être question également d’anticiper les aménagements nécessaires à domicile.
La réadaptation vise également à aider le patient à comprendre ses séquelles et son handicap, à lui transmettre les compétences et savoirs nécessaires pour devenir pleinement acteur de sa santé, mieux gérer ses déficiences au quotidien, et mieux maitriser ses facteurs de risque de récidive.
Un accompagnement de réinsertion pour accompagner la sortie d’hospitalisation
Le projet de réinsertion vise à mettre en œuvre le projet de sortie, en accompagnant le patient à solliciter les aides, l’accompagnement et le suivi dont il aura besoin après sa sortie d’hospitalisation, qu’il retourne vivre à domicile ou que son handicap nécessite un accueil en institution.
Trouver un centre de réadaptation post-AVC avec emeis
Pour bénéficier des services de nos cliniques SMR, une prescription médicale est nécessaire. Pour réaliser une demande d’admission, ou obtenir plus d’informations, contactez nous.
Lors de votre admission, une évaluation complète sera réalisée par nos équipes pour définir un programme de réadaptationpersonnalisé, incluant soins médicaux, rééducation physique et cognitive, éducation à la santé, soutien psychologique et accompagnement social.
La prise en charge en rééducation et réadaptation post-AVC est un élément clé du rétablissement des patients. emeis met à disposition une approche intégrée, pluridisciplinaire et personnalisée pour maximiser la récupération fonctionnelle et cognitive et améliorer la qualité de vie des patients.
Savoir reconnaitre les symptômes d’un AVC
Face à un AVC, chaque minute est compté.
L’acronyme VITE (issu de l’acronyme FAST utilisé dans les pays anglosaxons – qui signifie « vite ») doit aider chacun à se souvenir des signes et symptômes pouvant évoquer un AVC :
- Visage : une personne victime d’un AVC a la bouche déformée.
- Incapacité : quand la personne lève les deux bras devant elle, l’un de ses bras retombe, ou elle est incapable de le lever.
- Trouble de la parole : la personne présente des problèmes d’élocution et/ou ne réussit pas à répéter une phrase après vous.
- Extrême urgence : composez immédiatement le 15 si la personne présente les trois signes précédents.
Suivant la zone du cerveau touchée, les symptômes peuvent comprendre également la perte de force ou de motricité au niveau d'une partie du corps, des maux de têtes violents avec des vomissements et des vertiges ou encore des troubles dans les sensations de toucher ou de la vue.
Prévenir les facteurs de risque pour éviter un nouvel AVC
Les facteurs de risques de l’AVC sont connus et il est possible d’agir :
- L’hypertension artérielle, qui est souvent favorisée par l’hypercholestérolémie (excès de cholestérol dans le sang). C’est la raison pour laquelle il est important de contrôler régulièrement et de maîtriser sa tension artérielle et son cholestérol. Préférez une alimentation pauvre en sucre et en graisses, et enrichie en fibres et en fruits et légumes.
- Le surpoids. Maintenir un poids de forme contribue à protéger contre les AVC.
- La sédentarité. Pratiquer une activité physique, même modérée mais régulière, est bénéfique pour la santé.
- Le tabagisme et l’abus d’alcool. Arrêter de fumer et diminuer sa consommation d’alcool sont de bons moyens de prévention contre les AVC.
Des facteurs de risques d’origine génétique, environnementale, sociale… entrent aussi en jeu et peuvent favoriser la survenue d’un AVC :
- le stress, la dépression, l’isolement social ;
- les antécédents familiaux d’AVC ou de maladies cardio-vasculaires ;
- l’apnée du sommeil ;
- les maladies rénales ;
- la prise de pilule contraceptive ou un traitement hormonal de substitution.
C’est pourquoi dans les programmes de réadaptation proposés au sein des cliniques emeis, une éducation à la santé est proposée aux patients
En cas de pathologies existantes (diabète, hypertension, cholestérol), un suivi régulier permet de prendre en charge les problèmes de manière proactive.